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dimanche 15 janvier 2017

La voix secrète de Michaël Mention - 10-18

Chez les éditions 10-18, janvier 2017.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Durant l'hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d'enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l'espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l'assassin s'instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d'un Paris mystérieux et violent.

Mon avis :
Pour commencer l'année 2017, je me suis attaquée à ce court roman historique et policier, qui m'a été conseillé par mon amie Alexandra du blog Comme par enchantements. L'histoire se déroule en 1835, un tueur assassine des enfants et terrorise Paris en semant derrière lui des corps décapités et des têtes tranchées, qui ne vont pas forcément ensemble... Il y a donc plusieurs victimes à la fois. C'est Allard, chef de la Sûreté qui est engagé pour enquêter sur cette affaire. Tout indique que c'est Lacenaire, le fameux poète et assassin, qui est coupable. En effet, les victimes portent les même traces que ses victimes précédentes. Mais il est enfermé à la Conciergerie en attendant de passer sous la guillotine. Alors... Associé ou imitateur ? Allard va demander à Lacenaire de l'aider à mener l'enquête.
C'est un roman assez court, de 240 pages environ, qui se lit très vite. J'ai adoré le personnage principal de Lacenaire qui est extrêmement charismatique et très mystérieux, j'ai eu beaucoup de mal à le cerner et à savoir s'il aidait Allard pour ses propres intérêts ou parce qu'ils étaient amis... Un personnage comme je les aime ! Le suspense reste présent tout au long du roman, et même quand le coupable est démasqué, l'histoire ne se termine pas tout de suite puisque l'aventure de Lacenaire continue. 
J'ai passé un excellent moment et je conseille vivement ce roman !

lundi 21 mars 2016

BookHaul - Livre Paris

Qui dit Salon du Livre, dit forcément gros bookhaul... C'est parti ! J'attaque avec les grands formats, puis les poches, puis deux extras ;)


Pinocchio de Carlo Collodi, illustré par Jérémie Almanza : Un monument de la littérature italienne, illustré entre légèreté et noirceur par Jérémie Almanza. Deuxième livre le plus vendu en Italie au XXe siècle après La Divine Comédie de Dante Alighieri, Pinocchio est un monument de la littérature italienne. Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s'imagine pas en effet un monde sans Pinocchio. Cette très belle édition inédite traduite par Nathalie Castagne propose une immersion dans un imaginaire où la dualité est mise à l'honneur par l'illustrateur, Jérémie Almanza : personnages cartoonesques et véritables monstres, décors enchanteurs et environnements délétères... Son souhait, faire se côtoyer légèreté et noirceur. Au coeur de l'Italie, Geppetto vieillard solitaire fabrique accidentellement dans un morceau de bois un pantin extraordinaire capable de parler, et dont le nez s'allonge à chaque mensonge... Il l'appelle Pinocchio.

Les Outrepasseurs #1, Les Héritiers de Cindy Van Wilder : Peter, un adolescent sans histoires, échappe de justesse à un attentat et découvre que l'attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d'un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d'une société secrète, les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie...

Là où tombent les anges de Charlotte Bousquet : Solange, dix-sept ans, court les bals parisiens en compagnie de Clémence et Lili. Naïve, la tête pleine de rêve, elle se laisse séduire par Robert Maximilien et accepte de l'épouser. Mais son prince est un tyran jaloux, qui ne la sort que pour l'exhiber lors de dîners mondains. Coincée entre Robert et Emma, sa vieille tante aigrie, Solange étouffe à petit feu. Heureusement Lili la délurée et la douce Clémence sont là pour la soutenir. Quand la première guerre mondiale éclate, Robert est envoyé sur le front. C'est l'occasion pour Solange de s'affranchir de la domination de son mari et de commencer enfin à vivre, dans une ville où les femmes s'organisent peu à peu sans les hommes...

Alera #1 de Cayla Kluver : À la perspective d'épouser l'homme que son père a choisi pour lui succéder à la tête du royaume d'Hytanica, la princesse Alera a la désagréable impression qu'on lui impose un destin dont elle ne veut pas. Lorsque Narian, séduisant et mystérieux jeune homme originaire du royaume ennemi de Cokyri, arrive avec un passé obscur dont il refuse de parler, les nouveaux désirs d'Alera menacent alors de détruire le royaume. La découverte du secret de Narian va plonger Alera dans un monde terrifiant de complots, de querelles familiales et de guerres ancestrales. Alera, désemparée, ne sait plus que croire, ni à qui elle peut encore faire confiance.

Le Journal secret de Charlotte Brontë de Syrie James : Même si Charlotte Brontë est pauvre, au physique quelconque et sans relation, elle possède une fougue qui ne se révèle qu'au travers de ses écrits. Vivant retirée dans le Yorkshire avec ses soeurs, son frère et un père qui devient aveugle, elle rêve d'un amour réel aussi dévorant que ceux qu'elle crée. Dans les pages de son journal intime, Charlotte Brontë dépeint ses plus profonds sentiments ainsi que sa scandaleuse passion pour l'énigmatique Arthur Bell Nicholls, le nouveau vicaire de son père.

La Conspiration #2, la Carte du Destin de Maggie Hall : L'amour pourrait sauver le monde... ou bien l'anéantir. Deux semaines. Il a suffi de deux semaines pour qu'Avery, lycéenne américaine sans histoires, se découvre héritière du Cercle, une puissante société secrète qui tire les ficelles de la politique mondiale. Les voyages en jet, les virées en yacht et les soirées dans les clubs les plus huppés de la planète ont toutefois pour Avery une contrepartie plus que violente : en plus d'avoir kidnappé sa mère, les ennemis du Cercle multiplient les meurtres de sang-froid. De Calcutta à Venise en passant par les îles grecques, Jack et Stellan épaulent Avery dans sa quête du secret de la prophétie, mais leurs motivations restent troubles, tout comme les sentiments de la jeune fille pour les deux garçons. Difficile de naviguer dans les eaux du destin quand la carte est illisible...


La Dame et le Poète de Maeve Haran : Dans l’Angleterre élisabéthaine, il ne fait pas bon être érudite lorsque l’on est une jeune fille de bonne famille. Pourtant, la jeune Ann More a reçu une solide éducation de la part de son grand-père. Conséquence de cette anomalie : la jeune fille refuse d’épouser un homme avec lequel elle n’aurait aucun plaisir à vivre. Un tel entêtement ne peut que lui créer des problèmes, surtout lorsqu’il se double d’un amour déraisonnable pour un jeune poète à la réputation sulfureuse… un certain John Donne.

Chroniques de Meryton d'Elizabeth Aston : Dans Orgueil & Préjugés, Maria Lucas, la petite soeur de Charlotte Lucas, est souvent présentée comme une jeune fille timide et écervelée. Pourtant, elle n'est pas ce qu'elle semble être... Alors qu elle est en voyage à Londres, elle rencontre Henry Fletcher, un capitaine de la Royal Navy, et en tombe amoureuse. Ils se fiancent secrètement avant que le jeune homme ne parte en mer. De retour à Meryton, elle entretient avec lui une correspondance enflammée tout en lui décrivant sa vie dans le Hertfordshire où s'installe un certain Mr Bingley accompagné de son meilleur ami : Mr Darcy.

Le Manuscrit Perdu de Jane Austen de Syrie James : Après avoir acheté un vieux livre, Samantha McDonough y trouve, coincée à l intérieur, une lettre évoquant un manuscrit « qui a disparu à Greenbriar, dans le Devon ». L'auteure de cette missive, elle en est sûre, ne peut être que Jane Austen ! Elle se rend alors à Greenbriar et demande au séduisant propriétaire des lieux, Anthony Whitacker, de partir avec elle à sa recherche. Lorsqu'ils découvrent les feuillets, ils sont immédiatement absorbés par ce roman inédit. En se plongeant dans ce récit du passé, tous deux écrivent leur propre histoire qui risque de les changer à tout jamais.

Le Journal de Capitaine Wentworth d'Amanda Grange : Lorsque Frederick Wentworth, promis à une brillante carrière dans la Marine, et Anne Elliot se rencontrent, ils tombent amoureux et se fiancent. Mais la marraine de la jeune femme la persuade de mettre fin à cette union. Des années plus tard, après être devenu capitaine et avoir fait fortune, Wentworth la retrouve. Il s'aperçoit très vite que ses sentiments pour Anne n'ont pas changé. Elle est toujours belle et pleine d'esprit. La vie leur accordera-t-elle une seconde chance ?

La Cuisinière de Mary Beth Keane : Immigrée irlandaise courageuse et obstinée arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente. Des médecins finissent par s'intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu'on l'observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. Pourquoi la traite-t-on comme une malade alors qu'elle est en parfaite santé ? Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l'envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté...

Les Borgia d'Alexandre Dumas : Le 11 août 1492, grâce aux manœuvres de son fils César, Rodéric Borgia est élu pape sous le nom d'Alexandre VI. Son ambition est de redonner à Rome une influence politique, des territoires, une armée et de l'argent. Après avoir installé sa famille aux places importantes, sa puissance devient petit à petit immense. Parallèlement aux alliances que le pape fait et défait au gré des événements, son fils César écarte de son chemin ses ennemis et ceux qui le gênent. Ainsi, par le poison ou le bras de son fidèle sbire Micheletto, il se débarrasse de son frère aîné Francesco, des maris successifs de sa sœur Lucrèce, de ses conquêtes féminines dont il se lasse, des maris jaloux... Mais le poison finit par se retourner contre Alexandre et César qui, par un malheureux concours de circonstances, boiront du vin empoisonné. Alexandre en meurt mais César survit, affaibli physiquement et délaissé par ses alliés. Pour rester en grâce, il vend les voix de cardinaux dont il dispose pour l'élection de Pie III puis celle de Jules II, ce qui ne l'empêchera pas d'être fait prisonnier au nom du roi d'Espagne et de mourir à la suite d'une escarmouche après son évasion orchestrée par Micheletto.

Marie Stuart de Stefan Zweig : Reine d'Écosse à l'âge de six jours, en 1542, puis reine de France à dix-sept ans par son mariage avec François II, Marie Stuart est veuve en 1560. Elle rentre alors en Écosse et épouse lord Darnley, avant de devenir la maîtresse du comte Bothwell. Lorsque ce dernier assassine Darnley, Marie doit se réfugier auprès de sa rivale, Élisabeth Ire, reine d'Angleterre. Celle-ci la retiendra vingt ans captive, avant de la faire condamner à mort. Son courage devant le supplice impressionnera les témoins, au point de métamorphoser celle que l'on disait une criminelle en une martyre de la foi catholique. Sur cette figure fascinante et controversée de l'histoire britannique, le biographe de Marie-Antoinette et romancier de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme a mené une enquête rigoureuse. Ce récit passionné et critique nous la restitue avec ses ombres et ses lumières, ses faiblesses et sa grandeur.

♦ Le Pigeon de Patrick Süskind : Lorsque lui arriva cette histoire de pigeon qui, du jour au lendemain, bouleversa son existence, Jonathan Noël avait déjà dépassé la cinquantaine, il avait derrière lui une période d'une bonne vingtaine d'années qui n'avait pas été marquée par le moindre événement, et jamais il n'aurait escompté que pût encore lui arriver rien de notable, sauf de mourir un jour.Et cela lui convenait tout à fait. Car il n'aimait pas les événements, et il avait une véritable horreur de ceux qui ébranlaient son équilibre intérieur et chamboulaient l'ordonnance de sa vie.

Stardust de Neil Gaiman : D'un côté, il y a Wall, paisible village niché au sein d'une calme forêt anglaise. de l'autre, le pays des fées, univers d'enchantements, de sorcières, de licornes et de princes sanguinaires. Entre les deux, il y a le mur, l'infranchissable et épaisse muraille qui ceint le hameau et le sépare de féerie. infranchissable ? Pas tout à fait, puisque tous les neuf ans s'ouvre la foire des fées qui, durant un jour et une nuit, permet aux deux mondes de se rencontrer. dans certaines circonstances, cependant, attendre si longtemps pour pénétrer en féerie est impossible. Car quand on s'appelle Tristan Thorn et que l'on a promis à sa belle l'étoile filante tombée du firmament de l'autre côté du mur, aucun obstacle ne saurait s'élever contre l'amour...

Un assassinat de qualité de Ann Granger : Londres, 1867, le mal rôde dans les rues... Un soir d'octobre, alors que l'inspecteur Ben Ross de Scotland Yard rentre chez lui un samedi soir, le fog tourbillonne et l'enveloppe comme une bête vivante. Lorsque le brouillard se lève le lendemain matin, une femme gît assassinée dans Green Park. Allegra Benedict était la belle épouse italienne d'un marchand d'art de Piccadilly. Mais qu'avait-elle été faire à Londres cet après-midi, et pourquoi avait-elle été vendre sa broche dans Burlington Arcade quelques heures avant sa mort ? Alors que Ben commence son enquête, son épouse Lizzie – avec l'aide de leur bonne Bessie – se penche sur la vie privée d'Allegra et découvre plus d'une raison pour laquelle quelqu'un pourrait vouloir sa mort...


Du fond de mon coeur, lettres à ses nièces de Jane Austen : En tante attentionnée, elle se montre toujours prête à guider ses jeunes nièces, à les conseiller. Elle leur parle d'écriture, de stratégie amoureuse, de sa vie à la campagne, avec l'humour et l'élégance qui font le sel de ses romans. Ces lettres révèlent une touchante intimité et on acquiert bien vite la conviction que Jane Austen n'avait rien à envier à ses attachantes héroïnes. Pour compléter cette correspondance, nous avons ajouté trois textes, écrits par les trois nièces de Jane à propos de leur tante. Ce sont des documents émouvants, décrivant son physique, ses habitudes, son caractère. L'ensemble de ces textes et de ces lettres n'avait jamais été traduit en français. Il nous a semblé opportun de les réunir et ce sont certainement les derniers textes de Jane Austen qui nous restaient à découvrir.

Peaky Blinders, saison 2 : Deux années ont passé depuis que Grace est partie. Tommy a consolidé la place des Peaky blinders à Birmingham et prépare son expansion à Londres, mais Darby Sabini ne compte pas laisser son territoire lui échapper. Campbell refait surface et piège Tommy pour qu'il commette un meurtre pour le compte de la Couronne.

lundi 29 février 2016

Certaines n'avaient jamais vu la mer - Julie Otsuka

Chez 10-18, septembre 2013.
144 pages, 6€60.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C'est après une éprouvante traversée de l'Océan pacifique qu'elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d'un chœur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre et la détention dans les camps d' internement – l'État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l'oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n'avaient jamais existé.

Mon avis :
J'étais partie très confiante avec ce petit roman, je m'étais dit que le sujet allait me plaire, les quelques avis que j'avais lus/entendus étaient bons et je pensais qu'en 150 pages environ je n'aurais pas le temps de m'ennuyer et qu'en une après-midi j'aurais fini de le lire. Raté. J'ai mis plusieurs jours à le lire parce que j'ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l'histoire de ces femmes japonaises, principalement à cause du style narratif choisi.
Pour replacer le contexte, nous sommes au début du XXème siècle et le roman commence sur un bateau avec des femmes japonaises qui font le voyage pour retrouver leurs futurs époux en Amérique. Elles ne les ont jamais rencontrés, mais ils se sont écrits et elles ont des photos. Elles font connaissance sur le bateau, apprennent à se connaître, elles sont toutes différentes mais rêvent toutes d'une vie différente et luxueuse aux Etats-Unis. Malheureusement, tout ne va pas se dérouler comme prévu. Ces mariages arrangés ne sont pas tous joyeux, certaines doivent faire face aux violences conjugales, à la dépression, au travail dans les champs, au mensonge de leurs maris, à l'adultère, au racisme, à l'éducation de leurs enfants... 
Le début était prometteur, puis je me suis lassée parce que tout était très répétitif. Le roman est raconté à la première personne du pluriel et chaque phrase commence par "nous". Alors au début, c'était sympathique et je trouvais ça plutôt original, mais au bout de quelques dizaines de pages, j'ai perdu le fil parce que je n'arrivais pas à m'attacher à ces femmes et j'ai perdu tout intérêt pour leurs histoires et leurs vies. Aucun nom n'est mentionné, tout est raconté d'un point de vue très éloigné et extérieur et j'ai trouvé ça très difficile de me sentir proche d'elles. 
La dernière partie du roman a relevé un peu le niveau mais cela reste une grosse déception, et je suis bien contente qu'il n'ait pas été plus long parce que j'aurais sans doute abandonné en cours de route. 

Les points positifs : le sujet et le contexte historique.
Les points négatifs : le style narratif, les répétitions stylistiques, la distance entre le lecteur et le récit. 

mardi 12 janvier 2016

La Couleur du Lait - Nell Leyshon

Chez 10/18, septembre 2015.
186 pages, 6€60.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
1831. Mary une jeune fille de 15 ans mène une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset. Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme fragile et pleine de douceur. Avec elle, elle apprend la bienveillance. Avec lui, elle découvre les richesses de la lecture et de l'écriture... mais aussi obéissance, avilissement et humiliation. Un apprentissage qui lui servira à coucher noir sur blanc le récit tragique de sa destinée. Et son implacable confession.
Nell Leyshon réalise un travail d'orfèvre avec ce portrait inoubliable, où vibre la voix lucide et magnifique de son héroïne.

Mon avis :
La Couleur du Lait, c'est l'histoire de Mary qui écrit elle-même son récit après avoir appris à écrire grâce à son maître une fois qu'elle a commencé à travailler au presbytère. Avant cela, elle travaillait à la ferme avec ses trois sœurs, ses parents et son grand-père malade. Les journées commençaient à l'aube et terminaient à la nuit tombée. C'est son père qui lui trouve une place chez le pasteur Graham pour prendre soin de son épouse malade et faible. Mary part donc s'installer chez eux pour tenir compagnie à cette femme qui la prend sous son aile. Mais une fois que la femme est décédée et que le fils est parti à l'université, la vie auprès du pasteur prend une toute autre tournure... 
C'est un récit court mais poignant, Mary n'a pas une vie facile et ce, dès le début du roman quand elle travaille tous les jours jusqu'à pas d'heures à la ferme avec ses sœurs pour subvenir aux besoins de sa famille. Sa place au presbytère est d'abord plus facile, il n'y a pas autant de travail, mais Mary n'est pas habituée et doit s'adapter à ce nouveau monde. 
L'écriture très simpliste et enfantine, aux tournures grammaticales pas toujours correctes nous permet de nous plonger entièrement dans la tête de Mary, jeune adolescente en pleine découverte de la vie. C'est elle qui écrit l'histoire et elle nous le rappelle à de nombreuses reprises, en coupant son récit par de petits paragraphes dans lesquels elle nous explique qu'elle a besoin de faire une pause, qu'elle écrit depuis longtemps, qu'elle a mal au dos... J'ai mis du temps à comprendre où voulait en venir l'auteur, je trouve que le retournement de situation qui nous amène à Mary en train d'écrire son histoire met un peu trop de temps à écrire. Je ne me suis pas attachée aux personnages, puisqu'en 186 pages il est difficile de vraiment s’immerger et découvrir des personnages pleinement développés. J'ai eu beaucoup de compassion pour Mary, bien sûr. Elle n'est pas libre de ses choix, son père ne la laisse pas décider de rentrer à la ferme puisque lui a décidé qu'elle irait travailler au presbytère. J'ai également beaucoup aimé la femme du pasteur et j'aurais aimé plus de scènes entre elle et Mary, tout comme le grand-père qui pour le coup est un personnage touchant et décalé, rempli d'humour. Les autres personnages comme les sœurs de Mary, qui ont pourtant un certain rôle dans l'histoire et réapparaissent régulièrement, passent complètement au second plan et n'ont pas l'importance qu'elles auraient pu avoir dans le récit. 
Malgré tout, ce roman a été une jolie découverte et une véritable plongée en 1831 qui nous révèle la condition féminine de l'époque et comment Mary passe de l'autorité de son père à celle du pasteur, j'ai passé un bon moment mais je suis très loin du coup de cœur et de ce à quoi je m'attendais quand j'avais lu la quatrième de couverture. Je n'aurais pas été contre quelques dizaines de pages en plus si cela permettait un développement plus approfondi. 

mercredi 9 décembre 2015

La passe dangereuse - Somerset Maugham

Chez 10/18, avril 1993.
279 pages, plus édité.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Peu de mondes semblent aussi éloignés l'un de l'autre que ceux de Somerset Maugham et de George Orwell. On découvre pourtant avec surprise dans un essai de l'auteur de 1984 qu'il admirait "immensément" Maugham pour son "talent à raconter une histoire sans fioriture". Au lecteur de se laisser séduire par une invraisemblable histoire d'amour dans le Hong Kong de la grande époque coloniale anglaise avec adultère, épidémie, général chinois, bonnes soeurs... Ingrédients que Maugham mélange avec un art consommé du récit et une maîtrise raffinée de la "belle ouvrage".

Mon avis :
Voici une lecture qui me fait très envie depuis longtemps, mais j'ai eu beaucoup de mal à me procurer ce livre parce qu'il n'est plus édité. C'est finalement mon réseau de médiathèques qui m'a permis d'enfin le lire! J'avais adoré l'adaptation avec Naomi Watts et Edward Norton, et j'avais hâte de découvrir l'origine de ce film. 
La passe dangereuse, c'est l'histoire de Kitty et Walter, couple marié mais pas du tout assorti. Kitty trompe Walter, qui le découvre, et lui pose un ultimatum : elle part avec lui à Hong-Kong pour ses travaux de recherches, ou il divorce. Kitty n'a pas le choix si elle veut garder son honneur, elle accepte de partir dans un pays envahi par une épidémie de choléra. 
Je ne peux m'empêcher de comparer les deux. Le film lui, est très romancé et nous dévoile un aspect du couple qui n'est pas présent dans le roman, qui est beaucoup plus focalisé sur Kitty et son évolution. 
Il y a plusieurs parties distinctes dans ce roman, celle à Londres et celle en Chine. Celle à Londres est bien plus longue et au final, moins intéressante que celle en Chine. Tout est raconté du point de vue de Kitty et Walter, qui est un personnage complexe et vraiment très intéressant, n'est pas très présent. Kitty reste principalement en compagnie des bonnes sœurs au couvent, avec les enfants et bien que ces scènes permettent de faire évoluer le personnage et finissent par la faire descendre de son pied d'estal, elles n'apportent pas grand chose à l'histoire principale. Nous ne sommes confrontés au choléra que trois fois dans tout le roman, j'aurais apprécié découvrir un peu plus l'aspect scientifique de cette maladie. D'autant plus que Walter étudie les bactéries et cela aurait pu amener des scènes vraiment intéressantes et poussées.
La fin, quant à elle, est différente de celle du film. On peut donc choisir la fin qui nous plaît le plus, en fonction de notre attachement aux personnages.
Une très bonne lecture, que j'aurais attendu longtemps avant de pouvoir enfin mettre la main dessus. Je ne regrette pas, le roman est différent du film en plein de points et c'était très agréable de pouvoir comparer.

mardi 30 juin 2015

Le prix de l'hérésie - S.J. Parris

Lien Amazon : Le prix de l'hérésie
Lien Goodreads : Le prix de l'hérésie
Éditeur : 10/18
Prix : 9€10
Note


Résumé :
1583. L'Inquisition fait rage sur le continent. Contraint à l'exil pour hérésie, l'esprit visionnaire Giordano Bruno rejoint les bords de la Tamise où le destin lui prête un nouveau protecteur en la personne de la reine Elisabeth Ière. Chargé d'être son espion à Oxford, le sulfureux Napolitain plonge dans les rouages d'une tragédie où ferveur religieuse et fureur meurtrière ne font qu'un.

Mon avis :
J'ai découvert cette série en allant visiter l'exposition sur les Tudors au Musée du Luxembourg à Paris, passionnée par la période je ne pouvais tout simplement pas rater ça. Dans la boutique, en fin de visite, un petit rayon était dédié aux romans se déroulant à l'époque des Tudors... Je me suis retenue et je n'ai pas acheté les livres sur place (j'avais déjà craqué pour le catalogue de l'exposition à 35€ donc ça fait un peu mal au porte-monnaie). Du coup j'ai emprunté le premier tome à la bibliothèque.
J'ai un avis en demi-teinte sur ce premier tome. Tout d'abord, j'ai adoré lees personnages, le style de l'auteur, et l'ambiance du roman. Je ne suis pas très fan du genre policier à la base, mais j'essaye de m'y mettre progressivement (et un policier à l'époque des Tudors, c'est le bon moyen pour me faire aimer et pour que je m'y attelle) et j'ai beaucoup aimé l'enquête présentée ici. Ce qui me laisse perplexe, c'est ce qui va se passer dans les tomes suivants. Il n'y en a que quatre pour l'instant, mais voilà, j'ai un peu de mal à me projeter puisqu'il y a une vraie fin. Je n'ai pas du tout soupçonné le coupable pendant ma lecture, je me suis laissée porter jusqu'au dernier chapitre, il y avait tellement de suspects possibles et comme je débute en policier, j'ai suivi tout ça avec intérêt, sans non plus être désespérée si je ne connaissais pas la fin.
Un avis en demi-teinte, comme je le disais, j'ai beaucoup aimé Bruno, ainsi que les personnages de Sophia et Cobbett, ce qui, je pense va me faire continuer cette série, ainsi que l'univers et l'époque, mais j'ai trouvé qu'il y avait quand même énormément de longueurs, des passages où il ne se passait pas forcément grand chose... Malgré tout, la plume de l'auteur est très agréable, c'est assez fluide à lire. Le roman fait quand même presque 600 pages, et j'ai trouvé ça un peu long pour un dénouement aussi rapide. L'enquête m'a semblé longue à démarrer, longue en elle-même, puis très rapide à être résolue. Toutefois, je pense que ce roman peut être parfois difficile à comprendre dans le contexte historique et religieux, j'adore cette période de l'histoire britannique donc je m'y connais, mais quelqu'un qui n'a aucune connaissance sur cette période risque d'être un peu perdu... D'autant que ça parle énormément de religion. À voir, donc. 
C'était cependant une bonne lecture, je vais continuer la série avec plaisir puisque j'ai déjà le second tome dans ma PAL. 

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