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jeudi 16 mars 2017

Belle d'amour - Franz-Olivier Giesbert

Chez Gallimard, février 2017, 464 pages.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Experte en amour, pâtisseries et chansons de troubadour, Tiphanie dite Belle d'amour a été l'une des suivantes de Saint Louis et a participé, en première ligne, aux deux dernières croisades en Orient. Mais sa vie, qui aurait pu être un conte de fées, tourne souvent au cauchemar. Jetée très jeune sur les chemins du royaume après la condamnation à mort de ses parents, elle est réduite en esclavage à Paris d'où elle s'échappe pour répondre à l'appel des croisés, s'embarquer vers la Terre sainte et entamer un voyage d'initiation. Grâce à ses talents de guérisseuse, elle gagnera la confiance du roi avant d'apprendre auprès de lui l'Islam, la guerre et beaucoup d'autres choses. Épopée truculente et pleine de rebondissements, Belle d'amour raconte un destin de femme mais aussi le Moyen Age au temps des croisades. Une époque qui rappelle beaucoup la nôtre : politique et religion s'y entremêlent pendant que l'Orient et l'Occident se font la guerre au nom de Dieu.

Mon avis :
Belle d'amour fait partie de ses lectures totalement imprévues. Il se tenait sur l'étagère des nouveautés à la librairie et j'ai décidé de me laisser tenter après avoir rapidement parcouru la quatrième de couverture. 
J'ai tout de suite été transportée par la vie de Tiphanie, cette femme peu ordinaire à qui il arrive tout un tas d'aventures, de Paris aux croisades, en passant par la Syrie et la Terre sainte, elle nous emmène avec nous au cours de son voyage qui se fait également spirituel. Le caractère du personnage a su me toucher, elle avance malgré toutes les mauvaises choses qui tombent sur son chemin et sait se relever et tirer profit de tout ce qui lui arrive. Si les parties la concernant m'ont transportée, je dois dire que je suis restée parfois perplexe devant certains passages où l'auteur décide de marquer des pauses pour raconter sa propre expérience personnelle et comment le personnage de Tiphanie lui est apparu pour la première fois pour ne plus jamais le quitter. Certains chapitres et passages ont également pour but de mieux nous faire comprendre le contexte historique dans lequel évolue Tiphanie. Ce livre est à la fois un roman historique, une auto-biographie, un essai et un récit, le tout mélangé pour donner un résultat assez intéressant mais très dense. Il faut dire que la vie de Tiphanie n'a pas été de tout repos, jugée d’embûches et de rencontres, dans une époque marquée par les conflits religieux.

Une très jolie découverte, même si j'ai parfois été frustrée par les "coupures" dans l'avancement de la partie concernant Tiphanie directement, puisque c'est la partie dans laquelle je m'étais le plus facilement plongée. Le surplus d'informations m'a parfois fait perdre mes moyens et j'ai eu du mal à me remettre dans l'esprit de la lecture à plusieurs reprises. Je me laisserai tenter par d'autres œuvres de Franz-Olivier Giesbert avec plaisir.

dimanche 5 mars 2017

The Curse #1 - Marie Rutkoski

Chez Lumen éditions, février 2017, 464 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Fille du plus célèbre général d'un empire conquérant, Kestrel n'a que deux choix devant elle : s'enrôler dans l'armée ou se marier. Mais elle n'est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la "malédiction du vainqueur" : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l'objet de sa convoitise. 
Elle ignore encore qu'elle est loin, bien loin, d'avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l'esclave, Arin, et comprend qu'il n'est pas qui il paraît... Mais ce qu'elle soupçonne n'est qu'une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage. 
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l'imagination d'une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

Mon avis :
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Lumen pour ce magnifique service presse qui est arrivé à la librairie, avec sa petite fiole de poison... C'était mon premier service presse en direct d'une maison d'édition sans que je l'ai demandé et je suis ravie d'avoir reçu The Curse. 
Je connaissais déjà la trilogie de nom, puisque lors de mes voyages à Londres j'avais acheté la trilogie chez Waterstones (vous pouvez la voir dans mes bookhauls londonien) et j'attendais juste le bon moment pour me lancer... Il semblerait que le bon moment soit arrivé :)

The Curse, dans ce premier tome en tout cas, raconte l'histoire de Kestrel, jeune femme de dix-sept ans à l'esprit aiguisé qui devine toujours quand on lui ment et qui du coup gagne à tous les jeux auxquelles elle participe (notamment Crocs et venins, le jeu le plus apprécié du roman). Elle est la fille d’un célèbre général et doit choisir entre s’enrôler dans l’armée ou se marier. Elle réussit à négocier avec son père pour obtenir six mois de sursis, mais à la fin de ces six mois, elle devra lui donner sa décision : le mariage ou l'armée. Il n'y en a aucun qui vaut mieux que l'autre pour Kestrel, dans les deux cas elle perdra sa liberté... Alors qu’elle se promène au marché avec son amie Jess, elle cède à une impulsion et achète un esclave, un chanteur, bien plus cher que le prix proposé pour débuter la vente. Elle a succombé à la malédiction du vainqueur, elle a acheté pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise, espérant sauver le jeune homme d'un sort funeste.
Elle tente alors de deviner le passé du jeune homme, Arin, et pense avoir deviné certains de ses secrets, mais comprend également qu’il n’est pas ce qu’il paraît… Il n’a rien des chanteurs vendus habituellement sur le marche aux esclaves. Ce qu’elle soupçonne est pourtant encore bien loin de la vérité, qui pourrait mener tout son peuple à sa perte…

Ce premier tome de la trilogie est un roman très prenant, Marie Rutkoski nous présente son univers inspiré de la Rome et de la Grèce antique qui nous permet de nous plonger au cœur d'Empires déchus, de peuples opprimés, de lutte de classe et cela grâce aux personnages de Kestrel et Arin, qui sont les deux gros points forts de ce roman (et de la trilogie toute entière, à mon avis). Depuis le moment où Kestrel achète Arin, les deux personnages vont se rapprocher, d'abord parce qu'elle est intriguée par lui, mais également parce que lui a une mission à accomplir... Les deux personnages se manipulent, ils sont tous les deux de fins stratèges. C'est ce que j'ai le plus apprécié dans ce roman, on est beaucoup dans le mental et l'esprit, les personnages ne font rien d'irréfléchi et sont très matures. Je ne tiens pas à en dire trop, il ne faut pas gâcher la surprise et les rebondissements. J'ai adoré ce premier tome, et je pense me plonger prochainement dans les deux tomes suivants qui sont déjà dans ma PAL.

Pour information, Marie Rutkoski sera présente au Salon du Livre de Paris du 24 au 26 mars prochain, l'occasion pour vous de découvrir cette trilogie et de rencontrer l'auteur sur le stand des éditions Lumen ;)

dimanche 26 février 2017

Déracinée - Naomi Novik

Chez Pygmalion, janvier 2017, 505 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu'il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d'un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d'échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c'est uniquement grâce aux pouvoirs du "Dragon". Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l'accompagne dans sa tour pour le servir. L'heure de la sélection approche et tout le monde s'est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu...

Mon avis :
Complètement charmée par la couverture et le résumée, je me suis plongée à corps perdu dans cette lecture et quelle magnifique découverte ! Déracinée et une sorte de conte fantastique à l'univers très riche, guidé par l'écriture fabuleuse de Naomi Novik qui nous plonge dans une histoire merveilleuse. L'histoire est celle d'Agnieszka, une jeune fille de 17 ans, qui vit dans un petit village d'une vallée, proche d'un Bois peuplé de créatures maléfiques. Si les villageois continuent de vivre ici, c'est uniquement parce qu'un puissant magicien, le Dragon, les protège des assauts répétés du Bois. En échange, ce sorcier emporte avec lui une jeune fille de 17 ans, tous les dix ans, pour qu'elle le serve.
Cette année, Agnieszka fait partie des jeunes filles menacées par cette sélection, avec sa meilleure amie Kasia. Mais comme Kasia est belle, charmante et intelligente, Agnieszka ne pensait pas un seul instant que le Dragon la choisirait... La voici donc partie pour une aventure de 500 pages, remplie de rebondissements, de magie, de sortilèges, d'amitié et de sentiments...
Un tome unique que j'ai adoré pour son univers très riche et ses personnages très attachants. Agniezka progresse énormément entre le début du roman et la fin, elle évolue beaucoup et grandit aux côtés du Dragon. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Kasia, qui est secondaire au début mais redevient un élément principal de l'intrigue plus tard et permet à Agnieszka d'évoluer, mais également à toute l'histoire d'avancer énormément. 
Un conte à part entière, une histoire fantastique, une écriture magnifique qui nous transporte tout au long de l'histoire... Une excellente découverte !

mercredi 8 février 2017

Marquer les ombres - Veronica Roth

Chez Nathan, janvier 2017, 464 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un "don", un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, sœur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s'aider... ou décider de se détruire.

Mon avis :
Après mes très bonnes lectures des trois tomes de Divergent, j'étais plus qu'impatiente de retrouver Veronica Roth dans ce nouveau roman qui avait l'air très différent. Marquer les ombres est le premier tome d'une duologie, qui nous présente science-fiction et space opéra. On est donc assez loin de Tris et Quatre. On y découvre un monde dominé par neuf planètes, où certaines personnes possèdent un don, une capacité particulière. Nos deux personnages principaux font partis de ces personnes : Akos, un Thuvhésite, et Cyra, une Shotet. Ils n'ont rien en commun, ne se connaissent pas au début de l'histoire et ne vivent pas sur la même planète, et pourtant, ils vont vivre une panoplie d'aventures qui va les rapprocher et les lier à jamais.

Marquer les Ombres est un très bon roman, qui m'a surprise et laissée parfois un peu perplexe. Il y a beaucoup de personnages, de noms complexes et d'éléments à retenir. J'ai eu du mal à rentrer dans cet univers de SF qui n'est pas du tout mon dada à la base, mais j'ai fait l'effort de continuer ma lecture et de m'y plonger à plusieurs reprises pour pouvoir tenir jusqu'au bout et je n'ai pas été déçue du résultat final.
Les personnages sont tous assez bien développés, j'ai bien sûr eu un petit coup de cœur pour les personnages de Akos et Cyra, mais aussi pour Eijeh, le frère d'Akos, qui se retrouve utilisé comme moyen de pression sur ce dernier. Cyra est une jeune femme forte, dont le pouvoir est plus perçu comme une malédiction : elle souffre continuellement et les personnes qui la touche ressentent cette douleur, et c'est son frère qui l'utilise comme une arme face à ses ennemis et les traîtres. Akos est un personnage plus posé, plus calme et plus réfléchi, son don est (comme par hasard hein...) compatible avec celui de Cyra puisqu'il annule son pouvoir et peut la toucher sans ressentir aucune douleur. Les deux personnages vont se rapprocher doucement, rien n'est forcé et j'ai beaucoup apprécié la délicatesse de Veronica Roth ici, contrairement à ce que j'avais pu ressentir en lisant Divergent où tout était un peu prévisible et rapide.

Une très bonne lecture donc, puisque je ne m'attendais pas du tout à ça en débutant ma lecture, et j'aime être surprise. La succession d'événements est parfois un peu complexe et j'ai trouvé certains passages longuets et brouillons, difficiles à cerner pour moi qui n'ai pas l'habitude de cet univers, mais je ressors assez satisfaite de cette lecture et je lirai la suite avec plaisir !

mercredi 25 janvier 2017

Pax et le petit soldat - Sara Pennypacker et Jon Klassen

Chez Gallimard Jeunesse, janvier 2017, 320 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
La guerre est imminente. Lorsque le père de Peter s'engage dans l'armée, il oblige son fils à abandonner Pax, le renard qu'il a élevé depuis le plus jeune âge et envoie le garçon vivre chez son grand-père à cinq cent kilomètres de là. Mais Peter s'enfuit à la recherche de son renard. Pendant ce temps, Pax affronte seul les dangers d'une nature sauvage et se trouve confronté à ceux de son espèce. 

Mon avis :
Pax et le petit soldat est un livre qui m'a tout de suite attirée, dès sa sortie en anglais. On ne parlera pas du renard sur la couverture qui y était sans aucun doute pour quelque chose, mais plutôt de la perspective de lire une histoire qui parle de l'amour des animaux et de la relation qu'un enfant peut avoir avec son animal de compagnie. Quel plaisir de le voir enfin sorti chez Gallimard jeunesse !
Ce roman raconte l'histoire de Peter, obligé de se séparer de son renard de compagnie qu'il a sauvé alors qu'il n'était qu'un renardeau et élevé depuis, quand son père s'engage dans l'armée. Peter va alors devoir s'installer chez son grand-père, à plusieurs centaines de kilomètres de là, et accepter de vivre sans Pax. Mais rien n'y fait, il culpabilise et se rend compte qu'il n'aurait jamais dû accepter d'abandonner son meilleur ami dans les bois. Peter décide alors de fuguer et de partir à la rescousse de Pax, seul. Mais c'était sans compter un accident qui lui vaudra un pied cassé et sa rencontre avec Vola, une femme qui vit seule et qui l'aidera dans sa quête.
Le roman est une alternance de chapitres du point de vue de Peter et du point de vue de Pax, qui vont devoir apprendre à évoluer seuls, sans leur meilleur ami et le lien qui s'est créé entre eux. Peter va devoir faire face à sa culpabilité et apprendre à faire confiance aux autres, alors que Pax va plutôt devoir s'en remettre à son instinct et aux quelques rencontres qu'il va faire dans les bois, notamment deux autres renards pour lesquels il se prendra d'affection.
C'est un très beau roman qui nous amène à réfléchir sur la relation entre l'homme et les animaux, qu'ils soient sauvages ou domestiqués, mais également sur la nature grâce au thème de la guerre abordé à travers le père de Peter. Une très belle histoire portée par la plume très douce de Sara Pennypacker et les magnifiques (mais trop peu nombreuses à mon goût) illustrations de Jon Klassen. Il m'a beaucoup rappelé le roman Coeur de Loup paru aussi chez Gallimard Jeunesse il y a peu. 
Un gros coup de coeur pour cette histoire.

dimanche 15 janvier 2017

La voix secrète de Michaël Mention - 10-18

Chez les éditions 10-18, janvier 2017.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Durant l'hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d'enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l'espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l'assassin s'instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d'un Paris mystérieux et violent.

Mon avis :
Pour commencer l'année 2017, je me suis attaquée à ce court roman historique et policier, qui m'a été conseillé par mon amie Alexandra du blog Comme par enchantements. L'histoire se déroule en 1835, un tueur assassine des enfants et terrorise Paris en semant derrière lui des corps décapités et des têtes tranchées, qui ne vont pas forcément ensemble... Il y a donc plusieurs victimes à la fois. C'est Allard, chef de la Sûreté qui est engagé pour enquêter sur cette affaire. Tout indique que c'est Lacenaire, le fameux poète et assassin, qui est coupable. En effet, les victimes portent les même traces que ses victimes précédentes. Mais il est enfermé à la Conciergerie en attendant de passer sous la guillotine. Alors... Associé ou imitateur ? Allard va demander à Lacenaire de l'aider à mener l'enquête.
C'est un roman assez court, de 240 pages environ, qui se lit très vite. J'ai adoré le personnage principal de Lacenaire qui est extrêmement charismatique et très mystérieux, j'ai eu beaucoup de mal à le cerner et à savoir s'il aidait Allard pour ses propres intérêts ou parce qu'ils étaient amis... Un personnage comme je les aime ! Le suspense reste présent tout au long du roman, et même quand le coupable est démasqué, l'histoire ne se termine pas tout de suite puisque l'aventure de Lacenaire continue. 
J'ai passé un excellent moment et je conseille vivement ce roman !

mardi 14 juin 2016

Les garçons ne tricotent pas (en public) - T.S. Easton

Chez Nathan, mars 2016.
15€95, 360 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture : 
Après avoir volé de l'alcool dans un supermarché, Ben, 16 ans, doit suivre un " parcours de réinsertion pour jeunes délinquants " et, dans ce cadre, s'inscrire à un cours de tricot. Autant dire que ça ne l'enchante pas. Mais Ben accepte de jouer le jeu, tant que Megan (la fille dont il est amoureux), son père, ses copains...bref, tant que PERSONNE n'est au courant. Le hic, c'est qu'il se découvre une passion dévorante pour le tricot. Et bientôt, il ne pense plus qu'à ça : point mousse, douceur et couleur de laines, patrons compliqués. Au point de cacher des aiguilles sous son lit, de participer à des concours, de vendre ses créations sur Internet et de transformer sa vie...en grosse pelote de mensonges impossible à démêler !

Mon avis :
Il faut être honnête, je trouve que la couverture et ses couleurs criardes ne donne pas très envie de se plonger dans ce roman. Ne vous y fiez pas, et laissez-vous tenter ! Vous ne serez absolument pas déçus.
Les garçons ne tricotent pas (en public) est un roman qui nous présent Ben Fletcher, 16 ans, qui après avoir volé de l'alcool avec ses copains pour se rendre à une fête, à provoqué un accident et pour limiter les dégats, participe à un parcours de réinsertion pour jeunes délinquants où il doit suivre certains cours... Il choisit le tricot pour la jeune professeure, qu'il aime en secret, mais prétend suivre le cours de poterie parce que le tricot, c'est quand même un truc pour les filles et il n'a pas envie qu'on se moque de lui. La seule personne au courant de la vérité, c'est sa mère. 
Mais voilà, il se trouve que Ben y prend goût, il sympathise avec les autres membres du cours, il se passionne pour le tricot, les différentes aiguilles et les types de laines qui existent et va même jusqu'à s'inscrire à un concours national. C'est là que ses mensonges vont le rattraper et qu'il va devoir faire face à tout le monde et leur avouer qu'il adore le tricot.
C'est un roman pour adolescents, mais également pour adultes que j'ai trouvé hilarant grâce à Ben, le personnage principal. C'est un personnage très réaliste et qui ne cesse de s'enfoncer dans ses mensonges alors qu'il sait que cela va lui retomber dessus à la fin. Des tas de sujets sont abordés dans ce roman, des questions que l'on se pose à l'adolescence et le tout est traité avec légèreté et beaucoup d'humour. 

Je recommande vivement ce livre, j'ai passé un excellent moment. On ne s'ennuie pas un seul instant grâce aux nombreux rebondissements et à l'évolution du personnage de Ben. 

dimanche 1 novembre 2015

Inconnu à cette adresse - Kathrine Kressmann Taylor

Chez les éditions Autrement, juin 2015.
174 pages, 13€50.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Ils sont tous deux allemands. L’un est juif, l’autre non, et leur amitié semble indéfectible. Ils s’expatrient pour fonder ensemble une galerie d’art en Californie, mais, en 1932, Martin rentre en Allemagne. Au fil de leurs échanges épistolaires, Max devient le témoin impuissant d’une contamination morale sournoise et terrifiante : Martin semble peu à peu gagné par l’idéologie du IIIe Reich. Le sentiment de trahison est immense ; la tragédie ne fait que commencer…
Ce texte d’une force inouïe, au dénouement lumineux, a connu un succès instantané lors de sa parution aux États-Unis en 1938 dans le magazine Story. Redécouvert soixante ans plus tard grâce à la publication par Autrement de la traduction française, qui s’est écoulée à un demi-million d’exemplaires, il est aujourd’hui considéré comme un classique du xxe siècle.

Mon avis :
Ce roman épistolaire, malgré son peu de pages, est vraiment prenant et très marquant. La quatrième de couverture dit tout, il n'y a pas grand chose à raconter de plus : deux amis allemands, l'un juif et l'autre non, sont associés mais l'un des deux va peu à peu suivre les idées d'Hitler et s'éloigner de son ami, accusant les juifs de toujours se porter en victime. La fin est très brusque, intelligemment menée et nous montre d'autant plus la puissance de ces lettres. L'auteure, Kathrine Krissmann Taylor parvient à nous faire ressentir des tas de choses, tout d'abord de l'attachement pour ces deux amis séparés par un océan et qui continuent de se donner des nouvelles, puis de la peine, de la colère, de l'incompréhension... 
L'histoire en elle-même était très courte et ne m'a pas permis de m'attacher plus que ça à Martin ou à Max ni aux personnages secondaires mentionnés dans les lettres, mais leur relation et la façon qu'elle a d'évoluer m'a touchée. 
Ce qui m'a le plus intéressée et captivée, c'est le dossier présent dans cette édition anniversaire en plus du roman. On retrouve une biographie de l'auteure, une interview, des photos des différentes adaptations théâtrales avec des tas de noms très connus en France, une explication quant au contexte historique et des tas d'autres petites informations concernant ce roman et son histoire depuis sa première publication. Cela m'a vraiment permis de ne pas rester sur ma faim et de me plonger un peu plus dans ce roman et dans son contexte, dans son écriture et le pourquoi du comment.
Je conseille vraiment ce roman à tout le monde, d'autant plus qu'il est très court et se lit très facilement, mais pensez à prendre une édition avec quelques explications ou un dossier complémentaire afin d'avoir quelques informations qui s'avèrent très intéressantes !

samedi 1 août 2015

Bilan du mois de juillet 2015

Nous sommes le 1er août, c'est l'heure du bilan pour juillet !

Juillet fut riche en lectures, puisque j'ai lu en tout 21 ouvrages de tous types confondus en un mois. Je suis plutôt contente.

Les romans :
L'histoire épatante de Mr Fikry et autres trésors Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi The White Queen (The Cousins' War, #1) L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes
Levana (The Lunar Chronicles, #3.5) Vertige (Les étoiles de Noss Head, #1) Love and Friendship Un goût de cannelle et d'espoir
Avant toi Rivalités (Les étoiles de Noss Head, #2) Plus loin, plus près Juste avant le bonheur
Le géant enfoui

Un témoignage :
Docteur Fourrure

Les mangas et des bandes-dessinées :
Emma, tome 4/5 Le maître des livres (Le maître des livres, #1) Printemps 1830, Le Mariage d'Hugo (La Guerre des Sambre : Hugo et Iris #1)
Automne 1830, la passion selon Iris (La Guerre des Sambre : Hugo et Iris #2) Hiver 1831 : La Lune qui regarde (La Guerre des Sambre : Hugo et Iris #3) Minuscule #1
Minuscule #2

Dans l'ensemble, je suis très contente de mes lectures, je n'ai pas eu de grosse déception... mais pas de gros coup de cœur non plus. J'ai beaucoup aimé les deux tomes des Etoiles de Noss Head par Sophie Jomain, Avant toi de Jojo Moyes et The White Queen par Philippa Gregory qui est toujours une valeur sûre. Un peu déçue par Agnès Ledig et Kazuo Ishiguro... j'avais juste une idée en tête en commençant mes lectures et les longueurs ont eu raison de mon enthousiasme. 

mardi 21 juillet 2015

Les étoiles de Noss Head, Vertige - Sophie Jomain

Vertige (Les étoiles de Noss Head, #1)
Éditeur : J'ai Lu
Prix : 7€20
Note :
★★★★☆

Résumé :
À presque 18 ans, Hannah enrage de devoir subir un nouvel été à Wick, petite ville portuaire écossaise. Il n'y a pas plus ennuyeux que cet endroit pour une citadine de son âge. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Leith. Il est bâti comme un roc et possède les plus beaux yeux qu'elle ait jamais vus. Qu'importent les rumeurs qui courent au sujet du jeune homme... l'attirance est immédiate, réciproque et irrépressible.
Puis tout bascule. Le conte de fées se transforme en cauchemar et le destin d'Hannah est scellé. Leur relation résistera-t-elle à l'inimaginable ? Sauront-ils vaincre le pire ? Car les légendes sont parfois plus réelles que l'on croit.


Mon avis :
Après avoir vu tant de critiques positives sur ce roman, j'ai finalement craqué dans mon supermarché, rayon romans sentimentaux. Mis à part la romance et le personnage masculin qui valait apparemment le détour, je ne savais pas grand chose de l'histoire, et je pense que cela m'a fait encore plus apprécier cette oeuvre. 
Tout d'abord, quel plaisir de découvrir que le roman se déroulait en Ecosse, j'étais ravie ! Pour une fois que l'on sort un peu des sentiers battus, cela fait beaucoup de bien. J'ai adoré Hannah dans ce premier tome, elle n'a été ni trop nunuche, ni trop sûre d'elle. Bien qu'elle soit timide et rougisse à de trèèèès nombreuses reprises, qu'elle soit maladroite et pas très douée, c'est un personnage plutôt réaliste. Je préfère largement une héroïne comme Hannah qu'une héroïne parfaite à tous points de vues. Je pense qu'à sa place, j'aurai eu les mêmes réactions qu'elle à de nombreuses reprises. Quant à Leith... je comprends mieux pourquoi tout le monde parle de ce personnage après l'avoir découvert et cela se passe de commentaire :D 
L'histoire en elle-même, dans ce premier tome, ne casse pas trois pattes à un canard, et j'ai un peu vu le dénouement venir, c'est cousu de fil blanc mais cela se lit très bien grâce à la plume de Sophie Jomain, très belle et très agréable. On pourrait critiquer ce roman pour ses fortes ressemblances avec Twilight, mais franchement, bien que je me sois fait la réflexion pendant ma lecture, cela ne m'a pas dérangé plus que ça. L'aspect mythologiques des créatures est plus développé que dans les autres œuvres sur le même thème et j'ai beaucoup apprécié, on a l'impression encore une fois d'en découvrir un peu plus. 
Je suis actuellement en pleine lecture du second tome et je dois dire que je suis toujours autant sous le charme, j'ai hâte de découvrir la suite !

lundi 20 juillet 2015

Un goût de cannelle et d'espoir - Sarah McCoy

Éditeur : Pocket
Prix : 8€10
Note : 
★★★★☆

Résumé :
Allemagne, 1944. Malgré les restrictions, les pâtisseries fument à la boulangerie Schmidt. Entre ses parents patriotes, sa sœur volontaire au Lebensborn et son prétendant haut placé dans l'armée nazie, la jeune Elsie, 16 ans, vit de cannelle et d'insouciance. Jusqu'à cette nuit de Noël, où vient toquer à sa porte un petit garçon juif, échappé des camps... Soixante ans plus tard, au Texas, la journaliste Reba Adams passe devant la vitrine d'une pâtisserie allemande, celle d'Elsie... Et le reportage qu'elle prépare n'est rien en comparaison de la leçon de vie qu'elle s'apprête à recevoir.

Mon avis :
Je vais commencer par dire que j'ai commencé cette lecture sans avoir lu de critiques, j'avais juste lu le résumé rapidement et quand j'ai vu qu'une partie de l'histoire se déroulait pendant la seconde guerre mondiale, j'ai foncé. Je ne regrette absolument pas. Ce roman est rédigé à deux époques différentes, celle des années 1940, pendant la guerre, et les années 2007. Nous suivons Elsie et Reba, deux personnages différents, qui n'ont pas grand chose en commun, à part l'article que doit écrire Reba sur Elsie et ses origines allemandes pour les fêtes de Noël. 
J'ai a-do-ré les chapitres du point de vue d'Elsie, c'était prenant, le personnage est extrêmement bien construit et j'avais hâte de découvrir la suite, de découvrir comment elle était venue à ouvrir cette boulangerie aux Etats-Unis avec sa fille, boulangerie qu'elle tient dans les années 2007 et où elle rencontre Reba, la journaliste. Elsie est un personnage si fort, si bien développé, qu'en comparaison j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à Reba. J'ai donc beaucoup moins aimé les chapitres sur Reba et son fiancé Riki, j'ai trouvé ces chapitres moins bien construits, parfois un peu longuets et pas forcément utiles pour l'histoire d'Elsie qui est, en fait, la vraie histoire de ce roman. Je n'ai tout simplement pas réussi à m'intéresser à l'histoire de Reba et à sa vie amoureuse... Bien pâle à côté des rebondissements dans la jeunesse d'Elsie. Même le style de l'auteur ne m'a pas permis de me transporter dans ces chapitres contemporains... L'histoire en elle-même est très originale, j'ai adoré découvrir le quotidien de cette petite boulangerie allemande, de ces propriétaires et de cette famille, qui se sert les coudes. On en apprend également plus sur la guerre du point de vue allemand et ce n'était vraiment pas pour me déplaire. 
Je vous conseille vivement cette lecture, excellente et très agréable à lire !

jeudi 16 juillet 2015

The White Queen - Philippa Gregory

The White Queen (The Cousins' War, #1)
Éditeur : Simon & Schuster
Note :
★★★★☆

Résumé :
1464. L'Angleterre se déchire. La maison d'York, avec à sa tête le roi Edouard IV, s'oppose à la maison de Lancastre, qui souhaite lui reprendre le trône.
Le jeune roi fait alors la connaissance d'Elisabeth Woodville, veuve et mère de deux garçons. Séduit par son extrême beauté, il l'épouse en secret.
Richard Neville, comte de Warwick, cousin et principal conseiller du roi, réprouve cette union qui contrecarre ses desseins politiques. Il voit de plus son influence décroître au profit des proches d'Elisabeth. Neville passe alors à l'ennemi et rejoint la maison de Lancastre.
Dévoilant un épisode historique méconnu, Philippa Gregory met en scène une héroïne inoubliable au milieu de la tourmente, prête à tout pour l'honneur des siens.

Mon avis :
Quel plaisir de retrouver la plume de Philippa Gregory ! Je connaissais l'histoire de cette saga par la série The White Queen, qui reprend les quatre premiers tomes, mais je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture. Ce premier tome ce focalise uniquement sur Elizabeth Grey et sa rencontre avec Edward, le roi. Le livre, bien sûr, est beaucoup plus détaillé que la série et c'est avec un plaisir immense que j'ai retrouvé ce couple et tous ces personnages et que j'ai pu en apprendre un peu plus sur cette période de l'histoire, bien que le tout soit romancé. 
Elizabeth est un personnage que j'adore, déjà quand la série j'avais beaucoup aimé cette femme forte, prête à tout pour défendre sa famille, son époux, son roi... Edward est présenté sous un nouveau jour dans le roman, c'est un guerrier infidèle, mais son amour pour Elizabeth est réel et il ne cesse de revenir vers elle. L'aspect fantastique de ce roman, avec les références à la déesse Mélusina apporte un peu de mystère à l'histoire et un côté magique qui la rend d'autant plus appréciable.
Ce roman est bourré de rebondissements, de retournements de situations, de batailles, de sentiments. On ne s'ennuie pas une seconde et c'est une excellente chose ! Les chapitres s'enchaînent à une rapidité folle et on ne cesse d'espérer pour un dénouement heureux. L'écriture de Philippa Gregory, est une nouvelle fois le grand point fort de ce roman. Vivement ma lecture de Red Queen, le second tome ! 
P.S. : Disponible en français chez archipoche !

vendredi 10 juillet 2015

L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes - Karine Lambert

Éditeur : Le Livre de Poche
Prix : 6€60
Note :
★★★☆☆

Résumé :
Les hommes sont omniprésents dans cet immeuble de femmes... dans leurs nostalgies, leurs blessures, leurs colères et leurs désirs enfouis. Cinq femmes d'âges et d'univers différents unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler d'amour et ont inventé une autre manière de vivre ... Jusqu'au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien. Juliette est séduite par leur complicité, leur courage et leurs grains de folie. Mais elle, elle, n'a pas du tout renoncé ! Et elle le clame haut et fort. Va-t'elle faire vaciller les belles certitudes de ses voisines ?

Mon avis :
J'étais très emballée par ce roman, et j'ai finalement été un peu déçue. Je pensais que l'arrivée de Juliette dans cet immeuble de femmes qui ont renoncé à avoir un homme dans leurs vies allait chambouler leur quotidien, que j'allais avoir droit à des scènes drôles, un peu loufoques... Et finalement, j'ai trouvé que c'était à la fois long et trop court. 
Je m'explique : le livre est très court, et j'ai eu l'impression qu'aucun personnage n'était vraiment mis en avant, que leurs histoires étaient racontées mais n'étaient pas vraiment détaillées. On a droit à de petites histoires de la vie de chacune des habitantes de cet immeuble, mais finalement, on ne les connaît presque pas à la fin du roman. Carla, qui part en Inde au début, est inexistante, on ne parle pratiquement pas d'elle. Il n'y a que le personnage de la Reine et Juliette qui ont droit à un développement un peu plus approfondi, et j'ai trouvé ça dommage parce que chaque femme de cet immeuble aurait mérité un peu plus d'attention. Ce roman est donc un peu trop court et aurait mérité d'être un peu plus étoffé, mais j'ai trouvé que certaines scènes étaient aussi longues et n'apportaient pas forcément grand chose à l'histoire... Pour un roman d'à peine 200 pages, c'est quand même dommage. J'ai quand même su m'attacher aux personnages, et j'aurai aimé les découvrir plus, et la fin était touchante même si trop rapide à mon goût. J'ai passé un bon moment, même si cette lecture était très rapide et un peu décevante. 

mardi 7 juillet 2015

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi - Mathias Malzieu

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi
Éditeur : Flammarion
Prix : 15€ (disponible en poche)
Note :
★★★☆☆

Résumé :
Mathias, un jeune homme d'une trentaine d'années, vient de perdre sa mère. Sur le parking de l'hôpital, il rencontre un géant qui l'aide à accepter de vivre malgré cette disparition et l'invite à un voyage fantastique dans le pays des morts. Cette évasion dans l'imaginaire lui permettra de passer d'un monde enfantin peuplé de super héros rassurants au monde plus cru et cruel des adultes. Dans la lignée d'un Tim Burton ou d'un Lewis Carroll, Mathias Malzieu signe ici un texte unique, à la fois conte d'initiation survolté et roman intimiste bouleversant. Un texte d'une force, d'une drôlerie et d'une poésie universelles, écrit parfois comme on peut crier sa douleur, ou l'envelopper dans le coton de ses rêves. 


Mon avis :
Après avoir lu La Mécanique du Coeur de Mathias Malzieu, je n'ai pas hésité à me plonger dans ce "roman" quand je l'ai vu à la médiathèque. Je savais que ce serait une belle lecture. L'écriture de Mathias Malzieu est poétique, belle, difficile à décrire à ceux qui ne l'ont pas encore expérimentée. Le thème est difficile, et je me suis parfois reconnue dans le personnage principal. Je pense que toutes les personnes ayant vécu le décès d'un membre de leur famille proche pourront reconnaître certains passages, et la plume de Mathias Malzieu rend tout cela d'autant plus touchant. 
Le fait d'allier l'aspect personnel du décès de sa mère, et l'aspect fantastique avec un géant  docteur en ombrologie... La combinaison des deux fonctionne plutôt bien. Sans cet aspect fantastique, je ne pense pas que l'écriture aurait suffit à me plonger dans l'histoire. On alterne les passages sombres avec les passages drôles, les passages tristes et les passages émouvants... Malgré tout, j'ai eu du mal à ne pas décrocher. Je ne suis pas familière à cet univers, je ne connais Mathias Malzieu qu'en tant qu'auteur, pas en tant que membre de Dionysos... Mais face à un tel sujet, il m'est difficile de critiquer, quand on voit combien cela lui semblait important, on sent qu'il était nécessaire pour lui d'en parler... à sa façon. J'ai trouvé des passages très longs, d'autres durs à lire.
C'est un roman intime, pudique, à l'univers très particulier qui ne pourra forcément pas plaire à tout le monde. 

jeudi 2 juillet 2015

Bilan du mois de juin 2015

Nous sommes en juillet, c'est l'heure du bilan du mois de juin !

J'ai pas mal vidé ma PAL au mois de juin, puisque l'été à commencé et j'ai l'intention de la faire diminuer au maximum pendant la période estivale.

Des bande-dessinées et des mangas :
Le Secret du Pape (Le Scorpion #2) La Croix de Pierre (Le Scorpion #3) Alienor, la légende noire 1 (Les reines de sang #1)
Alienor, la légende noire 2 (Les reines de sang #2) Alienor, la légende noire 3 (Les Reines de sang #3) Aliénor, la légende noire 4 (Les reines de sang, #4)
Tseu Hi, La Dame dragon (Reines de sang, #1) Emma, tome 3/5 Ad Astra (Ad Astra, #5)

Des romans :
Le Collier rouge Far from the Madding Crowd La huitième couleur (Les annales du Disque-Monde, #1) 
22/11/63 Héritage (Night School, #2) Rupture (Night School, #3) 
Les portes du paradis (Les vampires de Manhattan, #7) Le prix de l'hérésie (Giordano Bruno, #1)

Mes coups de coeur de ce mois de juin sont sans conteste Far from the Madding Crowd de Thomas Hardy ainsi que les deux tomes de Night School de C.J. Daugherty et le troisième tome double de Emma de Kaoru Mori.
Mes déceptions reviennent aux Portes du Paradis de Melissa de la Cruz et à Tseu Hi de Philippe Nihoul. Comme expliqué dans ma chronique, les Portes du Paradis ne me convenaient plus, j'ai attendu trop longtemps avant de pouvoir lire cette fin de série et je me suis lassée. Pour Seu Hi, j'ai trouvé qu'il y avait énormément de sexe (ce qui n'était, en plus, pas toujours utile) et que l'histoire n'avançait pas du tout au final, contrairement aux tomes d'Aliénor, dans la même collection des Reines de Sang. Je ne continuerai donc pas cette série, mais commencerai celles sur les autres reines. 
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