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dimanche 26 février 2017

Déracinée - Naomi Novik

Chez Pygmalion, janvier 2017, 505 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu'il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d'un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d'échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c'est uniquement grâce aux pouvoirs du "Dragon". Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l'accompagne dans sa tour pour le servir. L'heure de la sélection approche et tout le monde s'est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu...

Mon avis :
Complètement charmée par la couverture et le résumée, je me suis plongée à corps perdu dans cette lecture et quelle magnifique découverte ! Déracinée et une sorte de conte fantastique à l'univers très riche, guidé par l'écriture fabuleuse de Naomi Novik qui nous plonge dans une histoire merveilleuse. L'histoire est celle d'Agnieszka, une jeune fille de 17 ans, qui vit dans un petit village d'une vallée, proche d'un Bois peuplé de créatures maléfiques. Si les villageois continuent de vivre ici, c'est uniquement parce qu'un puissant magicien, le Dragon, les protège des assauts répétés du Bois. En échange, ce sorcier emporte avec lui une jeune fille de 17 ans, tous les dix ans, pour qu'elle le serve.
Cette année, Agnieszka fait partie des jeunes filles menacées par cette sélection, avec sa meilleure amie Kasia. Mais comme Kasia est belle, charmante et intelligente, Agnieszka ne pensait pas un seul instant que le Dragon la choisirait... La voici donc partie pour une aventure de 500 pages, remplie de rebondissements, de magie, de sortilèges, d'amitié et de sentiments...
Un tome unique que j'ai adoré pour son univers très riche et ses personnages très attachants. Agniezka progresse énormément entre le début du roman et la fin, elle évolue beaucoup et grandit aux côtés du Dragon. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Kasia, qui est secondaire au début mais redevient un élément principal de l'intrigue plus tard et permet à Agnieszka d'évoluer, mais également à toute l'histoire d'avancer énormément. 
Un conte à part entière, une histoire fantastique, une écriture magnifique qui nous transporte tout au long de l'histoire... Une excellente découverte !

dimanche 28 août 2016

Harry Potter & the Cursed Child - J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

Chez Little Brown, juillet 2016.
Disponible en français chez Gallimard le 14 octobre 2016.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :

Etre Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.


Mon avis : SANS SPOILERS :-)

Forcément, je ne pouvais pas passer à côté du 'nouveau' Harry Potter. Même s'il s'agit d'une pièce de théâtre, même si J.K. Rowling n'est pas la seule aux commandes, même si cela se déroule presque 20 ans plus tard. Retrouver cet univers était presque un besoin, j'étais ravie de le faire.
Ma lecture a été excellente, découvrir une nouvelle aventure était absolument fantastique, bien qu'elle soit parfois un peu prévisible. Je l'ai lu en plusieurs fois, parce que je voulais faire durer le plaisir, et quand j'ai fermé le livre je n'ai eu qu'une pensée : comment vont-ils bien pouvoir adapter ça au théâtre ? C'est tellement complexe, il y a tellement de changements de décors, de personnages, d'utilisation de magie que je suis vraiment curieuse de voir ce que cela peut donner. Je ne fais malheureusement pas partie des chanceux qui iront voir la pièce à Londres, mais j'espère qu'un DVD sortira un jour pour que l'on puisse tous en profiter.
L'histoire en elle-même est très sympathique : on découvre la descendance de notre trio préféré, qui mène elle-même sa propre aventure, mêlant à tout ça un retourneur de temps et c'est un peu la catastrophe. J'ai adoré découvrir les nouveaux personnages, le duo Albus/Scorpius fonctionne à merveille, même si j'aurai aimé voir les autres enfants du trio un peu plus développés mais tout n'est pas possible dans une pièce de théâtre. Revoir certains noms de personnages, certains duos et trios se reformer au fil de ma lecture m'a laissé souriante, touchée et j'étais vraiment ravie de retrouver cet univers que j'aime tant, Poudlard et ses habitants. La relation père/fils est également étudiée à travers Harry et Albus, et je pense que c'est ce que j'ai le plus apprécié dans cette pièce. 
Puis après avoir terminé ma lecture, je me suis laissée le temps d'y réfléchir pour ne pas partir sur un véritable coup de cœur (puisque pour être sincère, ce n'en est pas un). J'ai passé un excellent moment, mais l'intrigue reste tout de même très simple en elle-même, avec un petit sentiment de "tout ça pour ça" quand on referme le livre. Il se passe énormément de choses, on ne s'ennuie pas une seconde, les scènes et les actes s'enchaînent à une vitesse folle pour finalement peu de résultats. Il faut quand même se l'avouer : cette pièce, bien que fabuleuse et très distrayante, est un peu du fan-service. On retrouve parfois même le sentiment de fanfiction, écrite par un fan de la saga. Il y a certaines incohérences, c'est parfois un peu léger au niveau de l'intrigue. On retrouve certains personnages, certaines relations, certains dialogues phares, certaines associations de personnages qui sont clairement choisis pour faire plaisir aux fans de la saga (ou en tout cas à la majorité des fans) et même si je fais partie de cette majorité puisque j'ai aimé la pièce, je sais également que certains n'ont pas du tout apprécié d'être pris pour des buses et d'avoir attendu aussi longtemps une suite de la saga pour finalement lire "ça"...
En tout cas, je recommande bien sûr cette lecture qui a été une fabuleuse replongée dans le monde magique de Poudlard et de Harry Potter, qui plaira ou déplaira, mais qui ne laissera pas indifférent... Pour ma part, même si je l'ai lu en anglais, je l'achèterai en français, me ferai un plaisir de relire la pièce en octobre ;)

vendredi 26 août 2016

Nil #1 - Lynne Matson

Chez Pocket Jeunesse, février 2016.
17€90, 464 pages.
Ma note : ★★☆

Quatrième de couverture :
Charley se réveille sur une île somptueuse qui n’est sur aucune carte. Seule, perdue, elle survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le leader d’un clan regroupant les seuls humains présents sur l’île de Nil. Charley va vite comprendre que quitter cet enfer paradisiaque sera plus difficile qu’elle ne le pensait : la seule issue, ce sont les rares portes qui apparaissent au hasard sur l’île… Il n’y en a qu’une par jour, et une seule personne peut l’emprunter. Pire encore : on n’a qu’un an pour s’échapper. Sinon, on meurt. Le compte à rebours a déjà commencé…

Mon avis :
Je suis très rarement déçue par mes lectures chez Pocket Jeunesse, mais là, je crois que j'ai atteint un niveau d'exaspération pendant cette lecture que je ne pouvais pas mettre plus de deux étoiles (ce que je fais très rarement, parce que je déteste donner une mauvaise note et j'essaie toujours de trouver des points positifs à un roman).
Si je devais résumer ce roman, je dirais que c'est un croisement entre Le Labyrinthe de James Dashner, Divergente de Veronica Roth et Hunger Games de Suzanne Collins. Des adolescents se retrouvent coincés sur une île, sans trop savoir comment ils sont arrivés là, et ils ont 365 jours pour trouver une porte pour s'échapper. Les portes n'apparaissent jamais au même endroit et ne préviennent pas, il faut juste se trouver au bon moment et au bon endroit pour espérer s'échapper. Le hic ? Personne ne sait ce qu'il se trouve après la porte. Ils espèrent tout de même qu'ils rentrent chez eux une fois avoir réussi à en attraper une. 
Dans ce premier tome, nous suivons deux points de vue : Charley et Thad. Charley arrive sur l'île et tombe sur le groupe de Thad après douze jours. Bien sûr (parce que c'est un roman jeunesse), elle est belle, il est beau et ils tombent follement amoureux l'un de l'autre mais sont un peu trop bêtes pour se l'avouer tout de suite, donc ça prend un peu de temps avant qu'ils n'admettent leurs sentiments l'un pour l'autre. Le couple doit donc aider leurs petits camarades à trouver des portes, mais également à en trouver une pour Thad, à qui il ne reste que quelques mois. 
Pour être honnête, je trouvais l'idée de base avec l'île, les 365 jours et les portes à trouver vraiment géniale et très originale, mais dans l’exécution (bien que l'écriture de Lynne Matson soit très agréable et très facile à lire), ça n'a pas été. J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher aux deux personnages principaux parce qu'ils passent leur temps à penser l'un à l'autre, à quoi ils peuvent bien ressembler physiquement (Charley pense à sa tenue et ses cheveux toutes les dix pages) alors qu'ils sont dans une situation catastrophique et angoissante. J'ai trouvé ça très peu réaliste. Si j'avais pu, j'aurais secoué le livre pour remettre les idées des personnages en place. Heureusement, les personnages secondaires ont rattrapé le coup, mais il y en avait tellement que j'ai eu du mal à vraiment m'attacher et m'identifier à l'un d'eux et quand il leur arrivait malheur, je n'ai pas ressenti quoi que ce soit...
La fin n'était pas une grosse surprise, je m'attendais à quelque chose et ce n'est pas arrivé, mais je crois que j'aurais préféré mon idée... Je ne vois pas trop ce qu'il va pouvoir se passer dans le tome 2, et en fonction de la quatrième de couverture je le feuilletterai peut-être rapidement, mais ça s'arrêtera là pour moi. 
Une grosse déception malgré une très bonne idée de base, mais des personnages énervants qui n'ont pas su porter l'intrigue, qui était elle beaucoup trop centrée sur les sentiments des héros que sur la fuite et la survie.  

Les intrus - Lauren Oliver

Chez Hachette, octobre 2015.
19€00, 384 pages.
Egalement disponible chez Le Livre de Poche.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
À la mort de Richard Walker, un vieil homme solitaire, acariâtre et très riche, son ex-femme, ses deux enfants et sa petite-fille retournent dans la maison familiale pour la succession. Mais la bâtisse est hantée. Hantée par des souvenirs d’enfance qui ressurgissent à mesure que les nouveaux arrivants se réapproprient les lieux. Hantée également par de vrais fantômes qui observent et commentent les agissements de chacun, en espérant qu’un jour, enfin, ils pourront quitter les lieux à tout jamais. La très guindée Alice et la cynique Sandra, toutes deux mortes depuis longtemps, sont peu disposées à laisser la place aux nouveaux occupants. Les deux fantômes jouent des coudes pour rester maîtresses de leur propriété au travers de laquelle elles communiquent : escalier qui grince, radiateur qui siffle et ampoules qui grésillent remplacent les mots pour communiquer avec les nouveaux locataires. Mais bientôt, les vivants comme les morts seront confrontés à leur passé et à des vérités douloureuses…

Mon avis :
Je me suis lancée dans cette lecture sans avoir entendu un seul avis sur ce roman, mais en connaissant le style de Lauren Oliver pour avoir lu les deux premiers tomes de sa saga jeunesse Delirium, j'avais adoré le premier tome, mais été très déçue par le second que j'avais lu plusieurs années après... J'ai d'ailleurs pris la décision de ne pas lire le troisième tome et d'arrêter l'aventure là. 
Je ne connaissais donc pas son écriture pour adulte, et je suis vraiment ravie de ma découverte avec Les Intrus, tant pour son originalité que pour l'aventure que j'ai vécu auprès de ses personnages.
Les Intrus, c'est un roman très original qui nous raconte l'histoire d'une famille, mais surtout d'un lieu. La maison des Walker est hantée par deux femmes, Sandra et Alice. Et quand Richard Walker décède, sa femme, son fils, sa fille et sa petite-fille débarquent pour emballer ses affaires et décider de ce qu'il va advenir de cette maison. D'autant plus que sur le testament, Richard Walker a légué une énorme somme d'argent à une femme, beaucoup plus qu'à ses propres enfants. Mais voilà, la maison est remplie d'histoires et de souvenirs, qu'ils appartiennent à Sandra et Alice, ou à la famille Walker. Nous retraçons donc la vie de chacun de ces personnages à tour de rôle, et le roman est divisé en plusieurs parties : la cuisine, le salon, la cave... Tout le roman tourne autour de cette maison et ce qui s'y est passé, chaque personnage affronte ses propres démons en revenant vivre dans cette maison. 
L'univers du roman est très riche, les fantômes ne sont pas là juste pour ajouter un aspect fantastique à la lecture, ils ont une histoire à raconter, ils prennent place dans la vie de la famille mais ont également leurs propres sentiments, leurs propres sensations qui sont bien différentes de ce que l'on peut retrouver avec les fantômes habituels des romans. 
J'ai énormément apprécié ce roman, et malgré quelques longueurs et certaines scènes parfois un peu clichés, j'ai adoré découvrir le passé des personnages et celui des deux femmes qui hantent cette maison. Comment ont-elle atterri dans cette maison ? Pourquoi sont-elles coincées ici ? Toutes les questions que l'on se pose au cours de notre lecture trouvent des réponses, ce qui est d'autant plus appréciable. 
Je suis donc ravie de repartir sur une bonne note avec Lauren Oliver et je lirai avec plaisir ses prochains romans pour adultes. 

lundi 4 juillet 2016

Le Sang des Dieux et des Rois - Eleanor Herman

Chez Robert Laffont dans la Collection R, avril 2016.
17€90, 560 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture
A 16 ans, Alexandre, héritier du trône de Macédoine, est en passe de découvrir son destin de conquérant, mais se trouve irrésistiblement attiré par une nouvelle venue... Katerina doit naviguer dans les eaux troubles des intrigues de cour tout en taisant sa mission secrète : tuer la reine. Mais c'est sans compter sur son premier amour... Jacob est prêt à tout sacrifier pour gagner le cœur de Katerina, même si cela signifie se mesurer à Hephaestion, tueur sous la protection d'Alexandre. Et, par-delà les mers, Zofia, princesse persane fiancée à Alexandre sans l'avoir rencontré, désire changer sa destinée en partant en quête des légendaires et mortels Mangeurs d'Esprit.

Mon avis :
Le Sang des Dieux et des Rois est un excellent premier tome qui nous permet surtout de situer le décors pour la suite des événements et de nous présenter les différents personnages principaux qui viendront se croiser au fil des pages des différents tomes. Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance d'Alexandre, le fameux Alexandre héritier du trône de Macédoine qui deviendra le fameux conquérant, mais l'histoire de ce roman ne s'arrête pas là puisqu'elle est mêlée à un aspect fantastique. En effet, il s'agit d'une réécriture de l'histoire et de l'adolescence d'Alexandre le Grand. 
Alexandre tient à montrer sa valeur, il refuse d'hériter du trône simplement parce que les choses doivent se passer ainsi, alors aidé de son ami Héphaestion, il va tenter de remporter un concours pour gagner de l'argent de mener sa quête à bien. Mais c'était sans compter sur les autres personnages du roman : dans l'arêne, Héphaestion va affronter Jacob, qui a accompagné Katerina dans la cité. Prêt à tout pour la jeune fille, il va remporter le tournoi pour lui prouver qu'elle peut compter sur lui. Katerina mène elle aussi sa propre quête : elle veut comprendre qui elle est, et pour cela elle doit comprendre ce qui est arrivé à sa mère, qui servait la reine jusqu'à sa naissance. Et pour comprendre, elle va devoir se rapprocher de la reine et la tuer. Zofia, quant à elle, vit de l'autre côté de l'océan et est une princesse. Amoureuse d'un garde, elle va s'enfuir quand elle va apprendre qu'elle est fiancée à Alexandre. 
Les personnages sont tous plus ou moins attachants, j'ai eu une préférence pour Héphaestion et Zofia, qui sont plutôt secondaires quand on les compare à Katerina et Alexandre. Alexandre n'a rien du grand combattant que l'on pourrait imaginé et c'est un aspect du personnage que j'ai beaucoup apprécié, avec sa malformation à la jambe il doute énormément de lui, il flanche à plusieurs reprises et se pense incapable de régner correctement sur la Macédoine sans avoir prouvé sa valeur. L'écriture d'Eleanor Herman convient parfaitement au thème, elle est très fluide et pourtant très détaillée, on ressent toutes les recherches effectuées pour l'écriture du roman et c'est très agréable. Le dosage entre historique et fantastique et parfait et les deux se complètent pour former un tout très équilibré. 
Les personnages ne vont cesser de se croiser au fil des pages, chacun tentant de mener sa quête à bien et de faire avancer l'intrigue. Même si ce premier tome est un tome introducteur, on ne s'ennuie pas une seule seconde tant il est rempli d'événements et de rebondissements et j'ai hâte de découvrir la suite !

dimanche 27 mars 2016

L'Héritière #1 - Melinda Salisbury

Chez Gallimard Jeunesse, avril 2015.
336 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
À la cour du royaume de Lormere, Twylla, dix-sept ans, est promise au prince héritier, selon la volonté des dieux. Elle possède un don, le pouvoir de tuer tous ceux qu’elle touche : elle est l’arme parfaite ! La cruelle reine qui l’a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Jusqu'au jour où Lief, nouveau garde charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission…

Mon avis :
Je me suis plongée dans cette lecture sans savoir du tout à quoi m'attendre, c'est ce qui me plaît le plus quand je me lance dans un nouveau roman : ne rien savoir. J'ai lu le résumé quand je l'ai acheté donc je savais que c'était un livre qui me tentait, puis j'ai attendu suffisamment longtemps avant de le lire pour oublier de quoi ça parlait comme ça la surprise est totale.
Et quelle excellente surprise ! Ce premier tome écrit par Melinda Salisbury nous raconte l'histoire de Twylla, jeune femme de 17 ans qui est l'incarnation d'une ancienne déesse, fille du dieu du soleil et de la déesse de la lune. Son toucher est mortel et la reine l'utilise pour semer la terreur sur le royaume, Twylla est celle qui condamne les voleurs et les traîtres. Elle s'est habituée à vivre seule, à ne toucher personne, elle est condamnée à être solitaire toute sa vie. Les seules personnes qui peuvent la cotoyer sont la famille royale et ses gardes. Elle est d'ailleurs promise au prince héritier, mais qu'elle n'a pas vu depuis plus de deux ans quand le roman commence.
C'est un excellent roman fantastique jeunesse et je suis d'ailleurs très surprise qu'il n'ait pas fait plus parler de lui sur la blogo et sur Booktube ! J'ai été charmée par l'univers que nous crée l'auteure et par la mythologie et les personnages. L'histoire de Twylla et de sa famille biologique comme adoptive est absolument fascinante, cette histoire de dieux, de don, d'héritage, de sacrifice, de dévoreuse de péchés... Tout est très bien pensé et construit autour de Twylla qui joue le rôle principal de cette histoire.
J'ai adoré et je voulais en savoir le plus possible ! La romance qui s'installe et le triangle amoureux (qui ne sont pourtant d'habitude pas toujours ce que je préfère dans les romans fantastiques) apportent ici beaucoup au récit et construisent aident le personnage de Twylla à se construire, elle découvre que finalement, elle aussi est capable de sentiments et peut s'autoriser à ressentir des choses malgré son "don".
J'aurais malgré tout aimé que certains personnages soient plus développés, comme le coupe royal par exemple et le prince que je n'ai pas su cerner et n'ai pas su deviner s'il était sincère avec Twylla ou s'il la manipulait et se jouait d'elle. Les révélations viennent assez tard dans le roman, mais cela ne m'a pas plus dérangée que cela, je m'y attendais un peu mais le tout est très bien mené et l'univers et la mythologie compensent la prévisibilité des événements.
La fin est génialement génialissime (rien que ça !), puisque Twylla doit faire un choix et les dernières phrases ne nous permettent absolument pas de deviner le choix qu'elle a fait. Il faudra donc attendre le second tome pour savoir ! Melinda Salisbury nous torture ;)

Les points positifs : la mythologie et l'univers sont divins, le personnage de Twylla évolue beaucoup, c'est un roman original.
Les points négatifs : le tout reste quand même assez prévisible si on est attentif, certains personnages auraient mérité d'être plus développés. 

samedi 5 mars 2016

La voie des Oracles #1, Thya - Estelle Faye

Chez Scrinéo, octobre 2014.
336 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
La Gaule, Ve siècle après Jésus-Christ. Cerné par les barbares, miné par les intrigues internes et les jeux du pouvoir, l'Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. Les vieilles croyances sont mises au rebut, les anciens dieux se terrent au fond des bois, des montagnes et des grottes, les devins sont pourchassés par la nouvelle Eglise. Thya, fille de l'illustre général romain Gnaeus Sertor, a toujours su qu'elle était une Oracle. Il lui faut vivre loin de Rome, presque cachée, en Aquitania, perdue au milieu des forêts. Que faire alors, quand son père, son protecteur, tombe sous les coups d'assassins à la solde de son propre fils ? Il faut fuir, courir derrière la seule chance qu'elle a de le sauver... Se fier à ses visions et aller vers Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a vaincu les Vandales. Et peut-être, le long de ce chemin pavé d'embûches et d'incroyables rencontres voir le passé refaire surface, et réécrire l'Histoire...

Mon avis :
Première lecture chez Scrinéo, premier roman d'Estelle Faye et premier roman qui se déroule à cette époque que je lis... Ce roman a été une véritable découverte du début à la fin et un véritable coup de coeur. 
Ce premier tome de La Voie des Oracles nous présente Thya, fille du général Gnaeus qui vit cachée  et surprotégée par son père parce qu'elle est une oracle. Mais tout vient à changer lorsque son père est attaqué et grièvement blessé, Thya prend alors la fuite et suite à une vision, prend la route pour Borg. En chemin, elle rencontre Enoch et un ancien camarade de son père qui l'aideront à atteindre son but et comprendre qui elle est et pourquoi cette vision ne cesse de la hanter. 
En plus d'être une fabuleuse découverte, ce premier tome est un vrai voyage et une vraie immersion en Gaule et j'ai trouvé que le mélange historique et fantastique fonctionnait à merveille. Le tout est très bien balancé et mesuré, ce n'est jamais trop et tout reste vraiment très réaliste malgré la présence des visions et des vieilles croyances, des anciens dieux, des oracles... Les personnages sont tous très attachants et réalistes, ils ont tous des défauts comme des qualités et apportent énormément au récit. Thya est une héroïne que j'ai adoré suivre, elle évolue énormément au cours de ce premier tome et j'ai hâte de découvrir qu'elle sera son évolution au cours des tomes suivants. 
L'écriture d'Estelle Faye porte le tout avec brio et m'a transportée du début du roman jusqu'à la dernière page. J'ai beaucoup apprécié que ce premier tome ne révèle pas tout et en laisse pour la suite, qu'il nous permette d'en apprendre plus dans les suivants. La seule chose que je pourrais reprocher à ce premier tome serait qu'au final, l'intrigue n'a pas vraiment avancée. Certes, Thya parvient à Borg mais j'attendais plus de révélations. 
En définitive, c'est un vrai coup de coeur pour un roman très intéressant, avec une époque qui ne cesse de me surprendre. Le mélange entre le fantastique et le réalisme fonctionne à merveille et cette série semble vraiment très prometteuse !

Les points forts : les personnages et leur évolution, le contexte historique mélangé à l'aspect fantastique. 
Les points faibles : Trop peu de révélations au final, mais cela viendra sûrement dans les tomes suivants. 

lundi 29 février 2016

Les étoiles de Noss Head #3, Accomplissement - Sophie Jomain

Chez J'ai Lu, janvier 2016.
476 pages, 7€20.
Ma note : ★★★★☆


Quatrième de couverture :
"Je n'avais aucune idée du tour qu'allait prendre ma vie, absolument aucune. J'allais avoir 19 ans dans quelques jours et j'étais devenue ce que je n'aurais jamais dû être. Le destin m'avait surprise, j'étais magnifique, d'une allure renversante. J'aurais pu défier n'importe quelle reine de beauté, mais c'est bien tout ce qu'il me restait... Toute une vie dans la peau de quelqu'un que je n'étais pas, que je détestais. Et si je me trompais ? Et si tout pouvait redevenir comme avant ? Je ne le savais pas encore, mais tout allait être différent..."

Mon avis :
Après la fin du second tome, je n'avais qu'une hâte : que l'édition J'ai Lu du troisième tome sorte afin que je puisse savoir ce qu'il allait advenir d'Hannah et Leith. Les tomes sont déjà tous sortis chez France Loisirs et les éditions Rebelle, mais en tant que collectionneuse je ne pouvais pas avoir commencé dans une édition et poursuivre dans une autre : j'ai pris mon mal en patience.
Sophie Jomain a le don de nous donner des fins atroces pour les nerfs, en plus d'avoir une écriture vraiment très agréable et fluide qui nous permet de nous replonger immédiatement dans son univers et auprès de ses personnages. J'ai beau avoir lu le second tome plusieurs mois (peut-être même un an) avant que je ne lise le troisième tome, je m'en souvenais très bien et j'ai réussis à me replonger tout de suite sans avoir à relire rapidement ce qu'il s'était passé avant. Les personnages sont toujours aussi attachants, on passe par beaucoup d'émotions grâce au nouveau statut d'ange noir d'Hannah. Ce que j'aime particulièrement avec cette saga c'est que Sophie Jomain nous fait revisiter les mythes des vampires et des loup-garous, ils sont tels qu'on ne les a jamais vus dans d'autres romans et cela fait vraiment du bien !
Hannah connaît ici une vraie évolution, elle n'est plus la petite humaine fragile qu'il faut protéger et elle prend confiance grâce à ses nouvelles capacités. J'ai adoré la voir prendre les devants. 
On retrouve tout ce qui m'a plu dans les deux premiers tomes : bien sûr la dynamique et la relation entre Hannah et Leith qui ont une alchimie folle, les personnages plus secondaires comme Darius, Gwen et la meute des loups. La relations tellement compliquée entre les loups et les vampires est loin de s'arranger, mais la présence d'Hannah va les forcer à faire alliance contre un ennemi commun puisqu'Hannah apprend qu'il se pourrait bien qu'être un ange noir pour toujours ne soit peut-être pas la seule solution qui s'offre à elle. 
Encore une fois, j'ai passé un excellent moment et j'ai dévoré ce troisième tome. Et encore une fois, Sophie Jomain nous offre une fin qui m'a fait me tirer les cheveux, les derniers chapitres sont tellement intenses que j'avais du mal à respirer et j'avais peur pour les personnages. Je trouve que la saga aurait pu s'arrêter là avec une fin ouverte, j'attends donc de voir ce que va nous offrir le prochain tome !

Les points positifs : l'écriture de Sophie Jomain, les personnages et les mythes revisités des vampires et des loups-garous.
Les points négatifs : certains passages sont toujours aussi clichés lorsque Hannah tombe dans la romance, ça sent aussi parfois le déjà vu. 

dimanche 24 janvier 2016

Dragon de Glace - George R.R. Martin

Chez Flammarion, octobre 2015.
116 pages, 12€90.
Ma note : 

Quatrième de couverture :
« D'un blanc cristallin, ce blanc dur et froid, presque bleu, le dragon de glace était couvert de givre ; quand il se déplaçait, sa peau se craquelait telle la croûte de neige sous les bottes d'un marcheur et des paillettes de glace en tombaient. Il avait des yeux clairs, profonds, glacés. Il avait des glaçons pour dents, trois rangées de lances inégales, blanches dans la caverne bleue de sa bouche. S'il battait des ailes, la bise se levait, la neige voltigeait, tourbillonnait, le monde se recroquevillait, frissonnait. S'il ouvrait sa vaste gueule pour souffler, il n'en jaillissait pas le feu à la puanteur sulfureuse des dragons inférieurs. Le dragon de glace soufflait du froid. »

Mon avis :
Je connaissais déjà Dragon de Glace avant la sortie de cette édition chez Flammarion, par le biais d'un recueil de nouvelles de George R.R. Martin publié par ActuSF. Dragon de Glace était d'ailleurs la nouvelle que j'avais le plus appréciée du recueil, par son univers fantastique. Quand j'ai vu que cette magnifique édition sortait, j'ai craqué. L'objet livre est vraiment sublime : la couverture est cartonné, il y a une jaquette illustrée au dos, un petit dragon sur la couverture du livre, et les illustrations à l'intérieur sont juste magnifiques et collent complètement avec l'ambiance de la nouvelle ! Le prix de cette édition n'est pas du tout excessif, en plus de ça. 
Cette nouvelle est très courte et nous plonge immédiatement dans cet univers créé par George R.R. Martin. C'est un monde et un univers très éloigné de celui de Game of Thrones mais qui connaît quand même quelques points communs, principalement le dragon et l'hiver. Ici, l'auteur nous présente le lien qu'entretient une jeune fille avec un dragon de glace, animal fantastique et responsable de l'hiver qui fait taire la nature. Je trouvais déjà que la nouvelle était sublime et très prenante, mais les illustrations ajoutent un vrai plus, c'est presque un conte. 
Je suis ravie de voir que les écrits de George R.R. Martin commencent enfin à se varier un peu en France, grâce au succès de Game of Thrones (merci à la série!), cela me permet de faire de magnifiques découvertes. 

Voici deux exemples d'illustrations que l'on retrouve dans cette édition et le fameux petit dragon sur la couverture :




vendredi 1 janvier 2016

Une Braise Sous la Cendre #1 - Sabaa Tahir

Chez Pocket Jeunesse, octobre 2015.
528 pages, 18€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
"Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l'école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t'écraserai." Autrefois l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l'empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire s'expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté... et sauver ceux qu'ils aiment.

Mon avis :
Une Braise Sous la Cendre est un roman qui a su me plonger dans l'univers créé par Sabaa Tahir dès les premiers chapitres. Bien qu'il soit très dense, très développé et très riche, je n'ai eu aucune difficulté à m'immerger dans cette dystopie teintée de fantasy. L'univers est séparé entre deux clans : les érudits et les martiaux. Les martiaux contrôlent les érudits, qui sont devenus pour beaucoup des esclaves. Cependant, la Résistance tente de renverser les Martiaux du pouvoir. J'ai lu ce premier tome assez rapidement, tout en savourant les événements qui se déroulaient au fil des pages. On retrouve une vraie mythologie construire autour des personnages et des différents statuts sociaux présents dans le récit, les créatures comme les goules et les différentes épreuves que traversent Elias, Hélène et les autres nous amènent dans l'univers de la fantasy et j'ai tout simplement adoré. Cela n'a pas été un coup de coeur à cause de certaines longueurs, mais cela aurait pu. 
On suit donc deux personnages principaux en suivant leurs deux points de vue en alternance : Laia, l'esclave qui tente de sauver son frère avec l'aide de la Résistance après qu'il ait été capturé lors d'un raid qui a coûté la vie à ses grand-parents et qu'elle ait pris la fuite et Elias, un Mask participant aux épreuves pour contrôler l'Empire mais qui ne se reconnaît plus dans les idées que les Martiaux défendent et hésite à déserter, malgré les risques que cela représente. 
Les bases sont assez simple, les deux personnages vont finir par se croiser (on s'en doute bien) et leurs destins sont liés. Les gentils ne sont pas forcément aussi gentils qu'on le pense, et inversement avec les méchants de l'histoire. Le vrai atout de ce roman, c'est l'écriture et le développement des personnages. Elias et Laia sont deux personnages auxquels je me suis attachée (agrippée, accrochée, tout ce que vous voulez), je ne voulais plus les lâcher et je veux savoir ce qu'il va leur arriver. Ils sont tellement bien construits, et si complexes à la fois. Entre Elias, qui doit lutter entre son devoir et ses envies, et Laia qui cherche à tout prix à sauver son frère, ils ont chacun un but et leurs scènes ensemble sont pleine de piquant. Sans oublier les romances qui se croisent et se décroisent. J'ai douté à plusieurs reprises quant à savoir qui allait finir avec qui, parce que je n'arrivais pas à choisir quel couple je préférais. Les personnages ont tous des qualités comme des défauts et c'est ce qui les rend tellement attachants. 
Un presque coup de coeur donc, principalement pour l'univers créé par Sabaa Tahir, l'écriture et la psychologie des personnages et les différentes étapes du récit qui font que l'on ne s'ennuie pas une seule seconde. Il m'a cependant manqué la petite étincelle qui aurait fait de ce livre un coup de coeur, peut-être sera-t-elle là dans le second tome ? 
Je conseille vivement ce roman à tous, et encore plus à ceux qui aimeraient approcher la fantasy mais qui redoutent le genre, le fait qu'on ait également affaire à un roman jeunesse permet de se plonger dans l'univers avec beaucoup de facilité et les pages défilent sans que l'on s'en rende compte ! :-)

mardi 17 novembre 2015

L'étrange cas de Juliette M. #1 - Megan Sheperd

Chez Milan Macadam, mai 2013.
352 pages, 15€20.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Juliette Moreau n’est plus rien. Sa vie a basculé le jour où son père, le plus éminent chirurgien de Londres, a été accusé d’ignobles pratiques médicales. Est-il mort ? En fuite ? Nul ne le sait. Une chose est sure : Juliette doit maintenant se débrouiller seule pour survivre. Et tenter de répondre à cette terrible question qui l’obsède : qui est vraiment mon père ? Un fou ou un génie ?

Mon avis :
Je ne pense pas avoir lu quelque chose d'aussi original et d'aussi sombre à la fois en young adult. L'étrange cas de Juliette M. nous plonge dans une époque et dans une atmosphère oppressantes, et cela ne s'arrange pas au fil des pages. Je trouve que le résumé ne révèle pas la complexité de l'intrigue et tout ce que cache le roman qui nous offre un vrai voyage à la recherche des origines de Juliette et des mystères qui entourent son père. 
L'histoire commence avec Juliette à Londres, et nous emmène sur l'île de son père, qu'elle tente de retrouver. Son père est accusé d'avoir été l'auteur de pratiques médicales horribles, qui nous sont révélées au fil des pages et des chapitres. Juliette, elle, essaye de se convaincre de l'innocence de son père. Mais force est de constater, sur cette île, que les accusations n'étaient pas fausses. 
Le vrai plus de ce roman, c'est l'héroïne, Juliette, que j'ai trouvé forte et extrêmement bien construite. Tout comme Montgomery et les personnages secondaires qui vivent dans la jungle, ou Alice. J'ai cependant été beaucoup moins charmée par le triangle amoureux, j'avais choisi mon camp dès le début et je n'ai pas du tout adhéré à cet aspect de l'histoire, mais il semblerait qu'un triangle amoureux soit obligatoire dans un roman young adult, malheureusement. L'atmosphère toujours très glauque et instaurée dès le début avec les opérations sur les animaux avec des descriptions extrêmement détaillées donne des frissons, et pourtant je ne suis pas une petite nature. Il y a beaucoup de mystères, et j'avoue que je ne me suis pas méfiée une seule fois de ce qui se tramait sur cette île. 
La fin quant à elle, m'a arraché quelques larmes, et j'ai été tellement déchirée que j'ai filé rapidement chez Gibert Joseph pour me trouver le second tome d'occasion. Je ne le lirai probablement pas tout de suite parce que j'ai beaucoup de livres dans ma PAL, mais savoir qu'il est là, à m'attendre et que la suite n'attend que d'être lue, me rassure... Comme le tome 3 n'est pas sorti en français, je me méfie... J'ai un peu peur que la fin du tome 2 soit du même niveau et que je ne puisse pas découvrir la suite rapidement. 
J'ai lu après ma lecture que cette oeuvre était clairement inspirée de L'Île du Docteur Moreau de H.G. Wells que j'ai lu par la suite, une chronique viendra prochainement, et bien que cela soit le cas, cela ne m'a pas tellement dérangé puisque tous les événements se rapprochant de près ou de loin à Juliette ont été rajoutés et inventés par Megan Sheperd. Il s'agit plutôt d'une réécriture du classique. 
Pour conclure, je suis vraiment ravie de cette lecture qui sort du lot YA habituel et j'ai hâte de découvrir la suite. Je vous conseille vraiment très vivement ce roman !

jeudi 5 novembre 2015

Les Clans Seekers #1 - Arwen Elys Dayton

Chez Robert Laffont dans la Collection R, septembre 2015.
480 pages, 18€90.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Lorsque Quin aura prêté serment, elle deviendra enfin ce pour quoi elle s'est entraînée toute sa vie : une Seeker. Un honneur qui se mérite tout autant qu'il s'hérite. Une fois initiée, Quin pourra se battre aux côtés de ses deux compagnons les plus proches, Shinobu et John, pour protéger le pauvre et l'opprimé. Ensemble, ils iront porter la flamme au cœur des ténèbres. Et elle sera avec celui qu'elle aime, qui n'est autre que son meilleur ami. Mais la nuit où elle prête serment, tout bascule. Les masques tombent et Quin découvre qu'elle a été élevée dans le mensonge. Ni sa mission, ni sa famille, ni même ses amis ne sont ce qu'elle croyait. Et il est trop tard pour faire marche arrière...

Mon avis :
J'étais très emballée par ce livre, et je pense que c'est ce qui fait que ma déception a été si grande. J'ai passé un bon moment de lecture grâce à l'écriture et le style d'Arwen Elys Dayton, mais globalement, j'hésite encore à me plonger dans le tome 2 à sa sortie.
Tout commençait pourtant très bien, nous suivons trois personnages qui sont dans une sorte d'école pour devenir Seekers, ils ne vivent que pour ça, ils pensent Seekers, ils respirent Seekers... Ces trois personnages, Quin, John et Shinobu m'ont plût dès les premières pages et l'alternance des chapitres était plutôt bien dosée puisque les chapitres étaient assez courts. Puis c'est là que le tout s'est un peu gâté...
Déjà, il n'est jamais explicité clairement au début du roman ce qu'est un Seekers, le lecteur tourne en rond pour essayer de deviner à quoi sert cette fameuse formation, la fameuse cérémonie qui feront enfin de Quin, John et Shinobu de vrais Seekers. Déjà, cela a commencé à me faire décrocher. Puis c'est le mélange des genres qui m'a fait me perdre. Pour moi, j'étais partie dans un genre de livre fantastique historique, puis nous nous retrouvons avec des éléments issus de la science fiction, et le mélange des deux était toujours très flou, rien n'est vraiment explicite et tout est très compliqué. J'ai eu beaucoup de mal à me projeter dans ce décors et dans cet univers, du coup cela s'est répercuté sur mon intérêt pour les personnages. L'univers est vraiment difficile à apprivoiser et je n'arrivais tout simplement pas à me projeter dans l'histoire parce que je ne comprenais pas ce qu'il s'y passait, quels étaient les enjeux, pourquoi, comment, qui, où... J'avais des tas de questions en tête, et cela aurait pu être une bonne chose... mais ça n'a pas été le cas malheureusement. 
J'avais pourtant bien accroché avec les trois personnages principaux au début, surtout avec John qui est un peu en retard par rapport à Quin et Shinobu au niveau de la formation, puis qui devient l'anti-héros, on ne sait pas vraiment s'il est gentil ou méchant, il veut servir d'autres intérêts que ceux pour lesquels ils ont été formés toute leur vie...Les trois sont développés, on en apprend plus sur le contexte familial de chacun, sur leur lien avec le clan Seekers et les liens qu'ils entretiennent entre eux, et -chose assez appréciable- pour une fois, l'héroïne ne m'a pas trop énervée. 
Je sors donc assez mitigée et plutôt déçue de cette lecture, il y a pourtant de bons éléments : le début était plutôt pas mal et prenant mais j'ai trouvé qu'il y avait énormément de longueurs et d'inégalités dans le rythme, certains passages étaient très rapides et prenants et d'autres me faisaient décrocher totalement et me poussaient à me plonger dans une autre lecture. Je suis un peu frustrée, parce que le style de l'auteure est bon, et j'aurais vraiment aimé que ce livre me plaise, mais j'ignore encore si je me plongerai dans la suite parce que je ne me soucie pas des personnages et je ne crois pas envie de savoir ce qu'il va advenir d'eux... Ce qui est assez problématique en soit quand on se plonge dans un livre. À voir donc plus tard, lors de la sortie du tome 2 si le résumé me tente. 


dimanche 25 octobre 2015

Conversion - Katherine Howe

Chez Albin Michel, avril 2015.
480 pages, 18€.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Colleen, Deena, Emma et Anjali sont en terminale dans le prestigieux lycée St Joan. Colleen est sur le point d'être acceptée à Harvard et ne pense plus qu'à cela. Un jour de janvier, une de ses camarades est prise de convulsions. Très vite, d'autres élèves présentent d'étranges symptômes : perte de cheveux, paralysie, quintes de toux... La presse s'empare de l'affaire, un vent de panique souffle sur St Joan. Mais pas question pour Colleen de se laisser déstabiliser : elle doit travailler sur la pièce Les Sorcières de Salem, d'Arthur Miller. Et ses recherches la mènent en 1692, au moment du procès des sorcières de Salem, à la rencontre d'Ann Putman qui fit semblant d'être ensorcelée... Les époques se croisent, les drames se nouent. Qu arrive-t-il aux élèves de St Joan ? Et si la réponse se trouvait dans le passé, trois siècles plus tôt... ?
Conversion est un roman élégant et complexe qui allie l'univers contemporain d un lycée prestigieux, à celui d'un XVIIe siècle marqué par la panique et l'horreur du procès de Salem. New York Times.

Mon avis :
Conversion est un roman dans lequel j'avais hâte de me plonger à l'approche d'Halloween. J'en ressors légèrement déçue, malgré avoir passé un bon moment de lecture. 
Dans Conversion, nous suivons Emma et ses amies au lycée St Joan, réservé aux filles. L'année de terminale va toucher à sa fin et les filles ne pensent qu'à l'université, aux devoirs à rendre et Emma espère pouvoir être major de sa promo et avoir l'honneur de donner le discours de fin d'année. Elle est obnubilée par ses études et la peur d'échouer. Puis un jour, l'une de ses camarades de classe a des convulsions en plein cours et c'est là que l'intrigue fantastique commence réellement. D'autres élèves développent d'autres symptômes, et les journalistes s'emparent de l'affaire quand la situation perd tout contrôle. Emma évite de penser à cette maladie mystère, et continue de se focaliser sur ses études. Ce n'est que quand elle doit rendre un devoir de rattrapage sur la pièce d'Arthur Miller qu'elle fait un rapprochement. Et si, finalement, cette maladie mystère n'avait rien d'une maladie ?
J'ai trouvé que le tout était globalement bien mené, l'écriture de Katherine Howe est vraiment très agréable et j'ai vraiment pris du plaisir à suivre Emma, bien que son obsession pour les études soit parfois bien trop importante et me fasse pousser quelques soupirs. Globalement, j'ai bien aimé l'histoire, mais j'attendais beaucoup plus de sorcières. Je m'explique. Les chapitres dans le présent et en 1692 s'alternent pour nous faire vivre deux histoires en même temps : celle d'Emma, et celle d'Ann Putman. Celle d'Emma est bien menée, réaliste, et celle d'Ann est bien plus fantastique mais beaucoup plus lente jusqu'à ce que l'on arrive au fameux procès, et j'aurai aimé que cela avance plus rapidement au début. Le lien entre les deux époques est vraiment très long à s'établir et je n'ai pas compris avant un bon moment où voulait en venir Katherine Howe, en mettant en parallèle ces deux histoires, puisqu'Emma ne parle pas de sorcières, de magie, de sortilège avant que sa professeur ne lui suggère cette idée. 
La fin, quant à elle, m'a déçue. J'aurais largement préféré une explication fantastique à une explication rationnelle. J'ai l'impression que le roman m'a menée en bateau tout le long, j'ai été trahie par la fin et ma soif de magie, je m'attendais à une explication impossible, à des sorcières dans notre monde moderne, et finalement, il n'y a rien de tout ça. Et le titre aurait du m'indiquer que je me trompais depuis le début. 
Malgré tout, j'ai passé un excellent moment et lire un roman qui a une vraie fin, cela fait toujours plaisir quand on a des tonnes de séries entamées ;-)

dimanche 11 octobre 2015

Grave Mercy (His Fair Assassin, #1) - Robin LaFevers

Chez Andersen Press Ltd, juin 2012.
496 pages, 9€98.
Ma note : ★★★★★

Résumé :
Young, beautiful and deadly.
Trained as an assassin by the god of Death, Ismae is sent to the court of Brittany, where she finds herself underprepared - not only for the games of intrigue and treason, but for the impossible choices she must make. For how can she deliver Death's vengeance upon a target who, against her will, has stolen her heart?
A dangerous romance full of intrigue, poison and ultimately finding one's way.

Mon avis :
J'ai eu un peu de mal à me plonger dans ce livre, j'ai du m'y reprendre à plusieurs fois avant de vraiment accrocher et finalement je suis proche du coup de cœur. Robin LaFevers nous a concocté une histoire très originale pleine de rebondissements, menée par une héroïne forte et moderne. Que demander de plus ?
Nous suivons donc la jeune Ismae, qui fuit un mariage arrangé pour se retrouver dans un couvent qui sert Mortain. Les sœurs formées dans ce couvent servent ce dieu de la mort et sont des assassineuses. Ismae rejoint donc cet ordre et nous suivons d'abord sa formation, puis ses premières missions à la cour de la duchesse Anne, avant qu'elle ne soit couronnée reine de Bretagne. 
Une fois qu'Ismae est arrivée à la cour, les événements s'enchaînent et j'ai enfin pu m'accrocher à la lecture. Le fait que le roman se déroule en Bretagne donne vraiment une originalité à l'histoire, c'est quelque chose que l'on ne voit pas souvent et que j'ai vraiment beaucoup apprécié, on ne peut s'empêcher de se sentir proche de cette histoire, simplement parce qu'elle se déroule en France et aborde des éléments de notre propre histoire. Les complots, la politique, les alliances... On retrouve de tout à la cour et Ismae est un peu perdue, elle qui a été enfermée dans un couvent pendant plusieurs années de formations. Elle s'allie alors à Duval, un homme loyal, fort et extrêmement proche de la duchesse. C'est un personnage que j'ai tout de suite adoré, déjà pour la relation qu'il construit avec Ismae, mais encore plus pour sa personnalité. 
Le vrai point fort de ce roman est l'intrigue : je ne me suis pas ennuyée une seule seconde une fois lancée. Ce n'est pas un simple roman jeunes adultes, on y parle beaucoup de politique, de la guerre, de l'indépendance de la Bretagne... Tous ces aspects apportent une vraie base à l'histoire qui la rende d'autant plus agréable. Les personnages sont vraiment impliqués, et je pense que c'est ce qui les rend tellement attachants. L'association entre le fantastique grâce aux capacités développées par Ismae et le réalisme de l'intrigue avec les bases historiques fonctionne vraiment très bien. Je pense que ce livre peut plaire autant aux adultes qu'aux jeunes. 
Ma seule déception se trouve dans les tomes suivants, puisque nous allons suivre deux autres jeunes recrues du couvent de Saint Mortain, et donc Ismae et Duval ne seront plus de la partie. J'espère vraiment qu'on aura droit à une petite apparition de ces personnages, ou que l'on aura au moins quelques nouvelles. 

lundi 28 septembre 2015

Le Monde Narnia - C.S. Lewis

Chez Gallimard, septembre 2005.
868 pages, 24€90.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Retrouvez, réunis en un seul ouvrage, les sept volumes du Monde de Narnia. Guidé par le Lion Aslan, découvrez dans son intégralité la saga fantastique du grand romancier C.S. Lewis.

Mon avis :
Je connaissais déjà l'univers de Narnia créé par C.S. Lewis grâce aux trois adaptations cinématographiques qui, malgré tout ce que l'on peut dire, sont des films que j'ai adoré quand ils sont sortis et que j'aime toujours autant regarder aujourd'hui. Cela n'a donc pas été une entière découverte. 
Cependant, j'ai adoré me plonger dans cette relique de ma PAL, qui appartenait à ma grande sœur à la base, et que j'ai récupéré il y a de ça plusieurs années. Quel plaisir de se plonger dans l'univers de Narnia et d'en apprendre plus, de découvrir de nouvelles aventures qui m'étaient complètement inconnues alors qu'elles dormaient sagement sur mon étagère depuis si longtemps... 
J'ai particulièrement aimé découvrir l'origine de Narnia, la création de ce monde, de la sorcière blanche et les autres histoires concernant les enfants Pevensie et leur cousin Eustache. Et forcément, j'ai adoré découvrir les tomes à l'origine des trois films. 
L'écriture et l'imagination de C.S. Lewis sont vraiment impressionnantes, j'ai lu les tomes en faisant une pause entre chacun, mais à chaque fois que je me plongeais dans un nouveau tome, j'avais du mal à me détacher du livre et je le terminais d'une traite. Les tomes en eux-mêmes sont assez courts, un peu plus d'une centaine de pages à chaque fois. L'écriture est fluide, facile et agréable, je regrette de ne pas m'être plongée dans ce pavé plus tôt, de ne pas avoir suivi ces si belles aventures plus tôt.
Malgré tout, cela n'a pas été un coup de coeur, j'ai remarqué que la religion était très abordée, et le ton des tomes en général était plutôt moralisateur. Je me doute que si je l'avais lu plus jeune, je n'aurais sans doute pas remarqué ces aspects du livre... ce n'est pas que ça m'a gêné, mais j'aurais préféré quelque chose de plus léger. 

jeudi 17 septembre 2015

The Strange and Beautiful Sorrows of Ava Lavender - Leslye Walton

Chez Walker Books, octobre 2014.
320 pages, 9€32.
Ma note : ★★★★★

Résumé :
Foolish love appears to be a Roux family birthright. And for Ava Lavender, a girl born with the wings of a bird, it is an ominous thing to inherit. In her quest to understand her peculiar disposition and a growing desire to join her peers, Ava ventures into the wider world. But it is a dangerous world for a naive girl - a world which may view her as girl or angel. On the night of the summer solstice celebration, the skies open up, rain and feathers fill the air and Ava's journey and her family's saga reaches a devastating crescendo. First-time author Leslye Walton has constructed a layered and unforgettable mythology of what it means to be born with hearts that are tragically, exquisitely human.

Mon avis :
Il va m'être difficile d'écrire une chronique un tant soit peu structurée pour ce livre, tant ça a été un coup de coeur pour moi. Dès les dix premières pages, je sentais que j'allais me plonger dans une histoire pas comme les autres, que je n'avais encore jamais eu l'occasion de rencontrer lors de mes lectures YA. Et je ne me suis pas trompée. Je n'avais lu que des avis positifs sur ce roman, et je comprends bien mieux pourquoi.
Ava Lavender est un personnage que l'on apprend à connaître d'abord par un prologue, où elle nous raconte sa naissance : Ava est née avec des ailes. Personne ne comprend pourquoi, ni ne saurait l'expliquer. Elle est un mystère. Le roman se construit alors comme une suite de chapitres sur les femmes de sa famille, et les hommes et autres personnes qui ont pu croiser leur route. Ava cherche à comprendre pourquoi elle est née telle qu'elle est et pourquoi son frère jumeau, Henry, est lui aussi un peu différent des autres, sans pour autant avoir hérité d'ailes. Je ne veux pas en dire trop sur l'intrigue, je pense que pour avoir un coup de cœur il faut éviter de trop en savoir et se laisser porter par les pages. Le résumé ne nous laisse pas deviner tout ce que l'on va vivre avec Ava et sa famille et je pense que c'est tant mieux. 
L'écriture de Leslye Walton, pour commencer, est un vrai petit bijou. Il s'agit ici de son premier roman publié, ce qui est bien dommage parce que j'aurais été ravie d'en découvrir plus mais je vais suivre son actualité dès maintenant. L'auteure a une façon de tourner les choses qui est à la fois originale et poétique, mais aussi fluide et facile à lire. On se laisse glisser dans le monde d'Ava et on refuse d'en sortir. La fin est elle aussi très surprenante, les derniers chapitres ont presque l'aspect d'un thriller et j'ai adoré. 
C'est un roman absolument magnifique dont l'histoire m'a chamboulée et je pense que tout le monde, adolescents ou adultes, devraient lire ce livre !

lundi 31 août 2015

La Fille de Braises et de Ronces - Rae Carson

La fille de braises et de ronces (De Braises et de Ronces, #1)
Chez Robert Laffont dans la Collection R, Février 2012.
402 pages, 15€15.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Le Destin l'a choisie, elle est l'Élue, qu'elle le veuille ou non.
Princesse d'Orovalle, Elisa est l'unique gardienne de la Pierre Sacrée. Bien qu'elle porte le joyau à son nombril, signe qu'elle a été choisie pour une destinée hors normes, Elisa a déçu les attentes de son peuple, qui ne voit en elle qu'une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée...
Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son aîné. Elisa commence alors une nouvelle existence loin des siens, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s'emparer de sa Pierre Sacrée.
Délaissée, humiliée, la princesse devra s'affirmer au milieu des intrigues de la cour, du grondement d'une guerre inévitable et des mirages de l'amour.
Il lui faudra puiser en elle le courage nécessaire à sa survie et à celle de son peuple. Accepter enfin d'être l'Élue de son propre destin.

Mon avis :
Ce premier tome est une excellente surprise ! L’idéal pour tous ceux qui veulent débuter avec la fantasy, cette trilogie est simple à aborder et les pages défilent sans que l'on s'en rende compte. L'héroïne, Elisa, change tellement de toutes les héroïnes que l'on peut rencontrer dans le genre young adult, et cela fait vraiment DU BIEN ! Elisa n'a rien de la princesse fragile ou de la jolie fille qui s'ignore, bien au contraire puisqu'au début de ce premier tome elle est obèse et ne pense qu'au plaisir de ses papilles et elle ne semble vraiment pas concernée par son rôle de future reine. Evidemment, Elisa perd du poids au cours de ce tome, ce que j'ai quand même trouvé dommage parce qu'une héroïne n'a pas besoin d'être mince pour être une héroïne et j'aurais bien aimé la voir réaliser toutes ses aventures telles qu'elle était physiquement au début du roman. Cela aurait pu être un bon moyen pour les lectrices en surpoids de s'identifier à elle, puisque finalement, le message c'est un peu qu'il faut perdre du poids et arrêter de manger net pour réussir... Malgré ce détail, Elisa est un personnage que l'on voit énormément évoluer au fil de ce premier tome, et sachant que c'est une trilogie j'ai hâte de découvrir son parcours lors des deux prochains tomes. Elle prend de l'assurance, devient une femme forte, reprend confiance en elle. 
Ce premier tome est composé de trois parties, bien distinctes, qui apportent chacune une atmosphère qui lui est propre et son lot de rebondissements. On ne s'ennuie pas une seconde, il y a beaucoup d'action, on ne cesse d'apprendre des choses sur Elisa, son histoire et le rôle qu'elle doit jouer en tant qu'élue. J'ai également particulièrement aimé les personnages d'Humberto et de Ximena... L'écriture de Rae Carson est très fluide et très agréable, c'est un vrai plaisir de se plonger dans cet univers à la fois oriental et fantastique. J'ai vraiment hâte de découvrir les deux tomes suivants qui sont déjà dans ma PAL (et c'est une bonne chose, pour le coup). 

dimanche 30 août 2015

Les séries commencées en août 2015

Le mois d'août se termine demain, il est temps pour moi de faire un petit bilan niveau séries comme niveau livres. J'ai une nouvelle fois commencé de nouvelles séries, profitant des vacances et de la pause estivale de celles que je suis habituellement pour regarder celles qui me faisaient envie. Je vous les présente dans cet article.

Encore une fois, n'hésitez pas à m'ajouter sur Bétaséries si vous avez un compte et vous voulez suivre un peu mon actualité à ce niveau ;-) Pour ceux qui ne connaissent pas, Bétaséries permet de noter les séries que l'on suit et de noter dès que l'on a regardé un épisode. On reçoit une notification dès qu'un épisode est sorti et il existe une application pour smartphone. Cela permet de savoir un peu où on en est quand on regarde beaucoup de séries, c'est très pratique.

Sur CBS, avec James Wolk, Kristen Connolly, Billy Burke, Nora Arnezeder, Nonso Anozie... 
Zoo (2015)

Et si, après tout ce que l'homme a fait subir aux animaux, ces derniers décidaient que c'en était assez et se rebellaient ? C'est le pitch de cette série, où une équipe est formée pour essayer de comprendre le changement dans le comportement de nos amis les bêtes et pourquoi ils s'en prennent aux hommes, qu'est-ce qui a pu déclencher ça. La saison est en cours de diffusion, et j'aime particulièrement les personnages. Ils viennent de milieux différents, de pays différents, n'ont pas le même but dans cette recherche de vérité et apportent tous quelque chose à la série. C'est une vraie team. On ne cesse de passer d'une ville à l'autre et parfois même d'un continent à un autre, comme l'Afrique, l'Europe et l'Amérique... Et j'aime particulièrement le réalisme de la série, surtout que tout ce qui concerne les animaux me touche particulièrement... Après tout, ils pourraient très bien décider qu'il est temps d'en finir avec les humains ;-)
Sur la Fox, avec Terrence Howard, Taraji P. Henson, Jussie Smollett... 

Empire (2015)

Conseillé par une amie de promo, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Finalement, j'ai regardé la saison en deux jours... (oups). Empire, ça parle de Licious Lyon, à la tête d'une maison de production à qui l'on diagnostique une maladie neurodégénérative et qui doit décider auquel de ses trois fils son entreprise va revenir... Mais c'est sans compter sur Cookie, la mère de ses fils et son ancienne compagne qui sort de prison et qui veut récupérer sa place au sein de la boîte. Cette série est absolument addictive, on enchaîne les épisodes sans même s'en rendre compte. Les musique sont géniales (alors que je ne suis pas tellement fan de hip-hop à la base), les personnages sont géniaux, le scénario fantastique... Il n'y a rien à changer ! J'ai hâte de découvrir la saison 2 et ce que nous réserve la famille Lyon. 


Sur Spike TV, avec Ben Kingsley, Avan Jogia, Sibylla Deen, Alexander Siddig...
Tut (2015)

Une minisérie de trois épisodes d'environ 1h30 chacun, sur le plus jeune pharaon a avoir régné sur l'Egypte ancienne, Toutankhamon. Le pitch avait de quoi séduire, et pour trois épisodes je me suis laissée tenter. Le casting n'était pas non plus déplaisant puisque l'on retrouve le génialissime Ben Kingsley et Nonso Anozie (Game of Thrones, Zoo). Mais je n'ai pas réussi à me plonger dans l'histoire. J'ai regardé les trois épisodes sans réussir à être vraiment concentrée... Les décors sont sublimes, les costumes bien réussis, les acteurs sont bons, mais j'ai trouvé le scénario un peu bancal. Certaines scènes sont longues, d'autres clichés et le tout reste quand même très prévisible et n'a rien de très original, les dialogues sont également un peu plats... Je n'ai pas été convaincue, mais je suis quand même contente de voir que la télévision se porte sur des sujets tels que l'Egypte, qui je trouve ne sont pas assez exploités.
Sur la BBC, avec Matthew Macfadyen, Jerome Flynn, Adam Rothenberg, MyAnna Buring... 

Ripper Street (2012)
Une de mes amies est fan, mais je n'avais pas commencé parce que trop de séries en cours. Puis j'ai appris que Jonas Armstrong (Robin Hood de la BBC) et Matthew Lewis (Neville dans Harry Potter) allaient jouer dans la nouvelle saison... J'ai pris ça comme un signe du destin et je me suis enfin lancée. Je n'ai qu'un regret : ne pas avoir commencé plus tôt. Ripper Street se déroule au 19ème siècle, à Londres, et nous suivons une équipe de policiers traumatisés par leur expérience avec Jack l'éventreur. Je n'ai vu que les premiers épisodes pour l'instant, mais je peux déjà dire que cette série est un coup de coeur. Les décors, la musique (très ressemblante à celle du Sherlock Holmes de Guy Ritchie), les costumes et surtout les acteurs (nondidiouuuu)... Cette série n'a aucun défaut! J'adore cette époque de l'histoire britannique, et les épisodes sont plus passionnants les uns que les autres. Jetez vous sur cette série !
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