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mercredi 30 novembre 2016

Never Never, saison 1 - Colleen Hoover & Tarryn Fisher

Chez les éditions Hugo Romans dans la collection New Romance, novembre 2016.
Amazon / Goodreads / Livraddict
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Une jeune fille qui se réveille un beau jour dans une salle de classe. Elle ignore qui elle est, ce qu'elle fait là, et ce qui se passe autour d'elle. Mais peu à peu, elle récupère des indices. Elle s’appelle Charlie, elle a 17 ans… et elle a un petit copain, Silas, qui semble aussi paumé qu’elle. De fait, il lui est arrivé exactement la même chose. Aucun d’eux ne se souvient de quoi que ce soit avant ce mercredi, 11h. Ensemble, ils vont donc essayer de comprendre ce qui leur est arrivé, qui ils sont, qui sont les gens autour d’eux, tout en évitant d’être découverts par leur famille, amis et le reste du monde qui risqueraient de les prendre pour des fous...

Mon avis :
Ma première rencontre avec Colleen Hoover n'avait pas été des plus marquantes, j'avais apprécié ma lecture de Confess, mais après avoir tant entendu parlé de cette auteure, je m'attendais à autre chose et j'étais quelque peu déçue. Je ne connaissais cependant pas Tarryn Fisher avant d'entamer la lecture de Never Never. 
Quelle bonne découverte ! Je suis ravie d'avoir retenté l'expérience avec Colleen Hoover et de ne pas être restée sur ma première impression. Ce roman se lit d'une traite, c'est un premier tome absolument addictif qui nous fait tourner les pages à une vitesse folle. Nous sommes plongés dans l'action dès les premières pages avec cette héroïne qui se réveille sans avoir aucun souvenir : elle ignore qui elle est, où elle se trouve, à quelle époque, ce qu'elle fait là... Elle tente alors de dénicher des indices, commençant par son prénom, son âge... Puis elle comprend rapidement qu'elle a un petit ami, Silas, qui semble aussi perdu qu'elle. Ils ont tous les deux perdu la mémoire et vont tenter de recoller les morceaux grâces aux indices retrouvés un peu partout. Ils vont surtout tenter de comprendre ce qui leur est arrivé et pourquoi. Bien sûr, le mystère n'est pas entièrement résolu à la fin du premier tome et il se complique même encore un peu plus, nous laissant en plein suspense. 
L'écriture est très fluide et je n'ai absolument pas été gênée par le fait qu'il y ait deux auteurs, je n'ai vu aucune différence et j'ai trouvé que le tout se combinait très bien. Les personnages se complètent et nous permettent grâce au point de vue de chacun d'avancer petit à petit dans l'histoire et dans l'enquête. Silas et Charlie sont deux personnages que l'on apprend à connaître en même temps qu'ils se redécouvrent, ils sont très attachants et j'ai adoré les rencontrer. 
Même si ce premier roman est très court et se lit très vite, j'ai énormément apprécié ma lecture et j'ai hâte de lire les prochains tomes qui sortiront dans les semaines à venir, il n'y aura donc pas longtemps à attendre !

vendredi 26 août 2016

Les intrus - Lauren Oliver

Chez Hachette, octobre 2015.
19€00, 384 pages.
Egalement disponible chez Le Livre de Poche.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
À la mort de Richard Walker, un vieil homme solitaire, acariâtre et très riche, son ex-femme, ses deux enfants et sa petite-fille retournent dans la maison familiale pour la succession. Mais la bâtisse est hantée. Hantée par des souvenirs d’enfance qui ressurgissent à mesure que les nouveaux arrivants se réapproprient les lieux. Hantée également par de vrais fantômes qui observent et commentent les agissements de chacun, en espérant qu’un jour, enfin, ils pourront quitter les lieux à tout jamais. La très guindée Alice et la cynique Sandra, toutes deux mortes depuis longtemps, sont peu disposées à laisser la place aux nouveaux occupants. Les deux fantômes jouent des coudes pour rester maîtresses de leur propriété au travers de laquelle elles communiquent : escalier qui grince, radiateur qui siffle et ampoules qui grésillent remplacent les mots pour communiquer avec les nouveaux locataires. Mais bientôt, les vivants comme les morts seront confrontés à leur passé et à des vérités douloureuses…

Mon avis :
Je me suis lancée dans cette lecture sans avoir entendu un seul avis sur ce roman, mais en connaissant le style de Lauren Oliver pour avoir lu les deux premiers tomes de sa saga jeunesse Delirium, j'avais adoré le premier tome, mais été très déçue par le second que j'avais lu plusieurs années après... J'ai d'ailleurs pris la décision de ne pas lire le troisième tome et d'arrêter l'aventure là. 
Je ne connaissais donc pas son écriture pour adulte, et je suis vraiment ravie de ma découverte avec Les Intrus, tant pour son originalité que pour l'aventure que j'ai vécu auprès de ses personnages.
Les Intrus, c'est un roman très original qui nous raconte l'histoire d'une famille, mais surtout d'un lieu. La maison des Walker est hantée par deux femmes, Sandra et Alice. Et quand Richard Walker décède, sa femme, son fils, sa fille et sa petite-fille débarquent pour emballer ses affaires et décider de ce qu'il va advenir de cette maison. D'autant plus que sur le testament, Richard Walker a légué une énorme somme d'argent à une femme, beaucoup plus qu'à ses propres enfants. Mais voilà, la maison est remplie d'histoires et de souvenirs, qu'ils appartiennent à Sandra et Alice, ou à la famille Walker. Nous retraçons donc la vie de chacun de ces personnages à tour de rôle, et le roman est divisé en plusieurs parties : la cuisine, le salon, la cave... Tout le roman tourne autour de cette maison et ce qui s'y est passé, chaque personnage affronte ses propres démons en revenant vivre dans cette maison. 
L'univers du roman est très riche, les fantômes ne sont pas là juste pour ajouter un aspect fantastique à la lecture, ils ont une histoire à raconter, ils prennent place dans la vie de la famille mais ont également leurs propres sentiments, leurs propres sensations qui sont bien différentes de ce que l'on peut retrouver avec les fantômes habituels des romans. 
J'ai énormément apprécié ce roman, et malgré quelques longueurs et certaines scènes parfois un peu clichés, j'ai adoré découvrir le passé des personnages et celui des deux femmes qui hantent cette maison. Comment ont-elle atterri dans cette maison ? Pourquoi sont-elles coincées ici ? Toutes les questions que l'on se pose au cours de notre lecture trouvent des réponses, ce qui est d'autant plus appréciable. 
Je suis donc ravie de repartir sur une bonne note avec Lauren Oliver et je lirai avec plaisir ses prochains romans pour adultes. 

dimanche 21 août 2016

Une bouche sans personne - Gilles Marchand

Chez les éditions Aux forges de Vulcain, août 2016.
17€00.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture : 
Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu'il a été défiguré. Par qui, par quoi? Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d'après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s'ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s'accrochait à ses habitudes pour mieux s'oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l'esprit fantasque de ce grand-père qui l'avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance. 

Mon avis :
Une bouche sans personne est un véritable coup de cœur et une vraie claque tant je ne m'attendais pas ressentir les émotions que j'ai ressenties pendant ma lecture. Nous suivons un homme, bien ancré dans sa petite routine quotidienne. Il est comptable, ne parle pas beaucoup de lui, même à ses seuls amis lorsqu'il les retrouve le soir au bistrot où il a ses habitudes. Il est amoureux de la barmaid, mais n'oserait jamais lui avouer ses sentiments. Il dissimule son visage marqué d'une cicatrice derrière une écharpe, toujours. Jusqu'au jour où, en buvant son café, l'écharpe dévoile son visage et l'oblige à se confier à ses amis, qui décident qu'il est temps d'en savoir plus sur lui. Plus il avance dans son récit, plus les gens affluent dans le bistrot pour l'écouter parler de son grand-père. 
Cet accident d'écharpe vient tout chambouler, il commence à parler de son passé, de son grand-père et de ses rêves, et la fantaisie envahie doucement son quotidien : sa cage d'escalier est remplie de sacs poubelles et gardée par des soldats de plombs, un éléphant se dégonfle dans la rue sous ses yeux, la livraison d'une recharge pour la fontaine à eau à son travail prend des allures de thriller... Le tout bercé par la musique des Beatles. 
Bien sûr, nous apprenons d'où vient cette fameuse cicatrice, et les histoires racontées par cet homme sur sa jeunesse et les rêves que son grand-père lui racontaient sont absolument fantastiques. J'ai adoré la plume de Gilles Marchand et la fin du roman m'a laissé sans voix. Un magnifique roman que je conseille à tous, c'est beau, c'est touchant et on passe un merveilleux moment...

mardi 26 juillet 2016

Ma raison de respirer (Ma Raison de Vivre #3) - Rebecca Donovan

Chez Pocket Jeunesse, mai 2016.
576 pages, 18€90.
Ma note : ★★★★☆


Quatrième de couverture :
Deux ans après avoir brisé le cœur d'Evan, Emma ne parvient pas à l'effacer de sa mémoire. Quand un carton plein de souvenirs resurgit, l'armure d'Emma se fissure. Toutes ses émotions passées reviennent l'assaillir. Pour oublier, elle devient accroc à l'adrénaline. Soirées, alcool, garçons : rien ne semble pouvoir combler ce vide qui la consume. Jusqu'à un rencontre décisive, qui bouleversera toutes ses certitudes...

Mon avis :
Ce troisième tome est la conclusion d'une trilogie qui m'a happé dès les premières pages, j'en attendais beaucoup et même si le personnage d'Emma a su m'énerver comme jamais, c'est une conclusion très satisfaisante et je suis ravie d'avoir pu retrouver les personnages de Rebecca Donovan dans ce troisième tome où nous les retrouvons plus murs. Le premier tome était poignant, Emma devait faire face à une maltraitance quotidienne lorsqu'elle habitait chez sa tante et refusait de se laisser approcher par qui que ce soit, en dehors de sa meilleure amie. Jusqu'à l'arrivée d'Evan... La romance était adorable, installée toute en douceur pour éviter qu'Emma ne prenne la fuite. Le second tome, quant à lui, mettait Emma dans une nouvelle situation : elle devait retourner vivre chez sa mère, alcoolique, et rencontrait Jonathan, qui ne la laissait pas indifférente. Le deuxième tome s'arrêtait sur un événement choquant, la mettant en scène avec Jonathan, et elle décidait de quitter Evan pour le "protéger". 
Nous retrouvons Emma deux ans après, dans ce troisième tome, alors qu'elle est à l'université. Elle habite en colocation, sa meilleure amie suit ses études en France. Ce nouvel environnement permet l'arrivée de nouveaux personnages : les colocataires d'Emma, qui sont certes des personnages secondaires mais qui ont le mérite de faire bouger un peu les choses et de faire sortir Emma de sa zone de confort. Elle vit sa vie tranquillement, solitaire, la tête baissée dans ses bouquins, la plupart du temps à la bibliothèque. Elle va devoir faire face à ses souvenirs, et pour continuer de se sentir vivante, elle va devenir accro à l'adrénaline et faire des choix que j'ai trouvé plus stupides les uns que les autres. Même si j'adore le personnage d'Emma, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir envie de la secouer pour lui remettre les idées en place. Ses amis non plus ne parvenaient pas à lui faire prendre conscience de son comportement, et ça m'a exaspéré. Jusqu'au retour d'Evan à 1/3 du livre... Emma est en vacances et va devoir cotoyer son ex-petit-ami parfait. 
Malgré le personnage d'Emma qui méritait une bonne claque pour lui faire comprendre qu'elle faisait n'importe quoi, j'ai adoré ce troisième tome qui se lit toujours aussi rapidement que les deux premiers grâce à l'écriture de Rebecca Donovan et la façon dont elle construit son histoire. Nous avons toujours envie d'en savoir plus, de découvrir ce que nous réserve le chapitre suivant. Les personnages sont toujours aussi attachants, même Emma qui reste une jeune femme sensible et marquée par ce qui lui est arrivé dans les deux tomes précédents. C'est une excellente conclusion à la trilogie. 

mardi 5 juillet 2016

Comptoir des soupirs - Olivier Piat

Chez Milady, juin 2015.
5€90, 192 pages.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Un homme, une femme, une histoire d'amour impossible. Deux tables dans un bar, il l'observe, elle le remarque, et bientôt, leurs regards font plus que se croiser ; ils se cherchent. Il est marié et père de deux enfants. Elle vient de quitter son compagnon et entame une nouvelle vie. À travers les points de vue de ces amants éperdus, on découvre les élans de la passion, mais aussi les non-dits et les mensonges derrière lesquels ils se réfugient pour vivre cette relation dont la fin est écrite d'avance.

Mon avis :
J'ai été intriguée par ce livre à cause de son format très original : le roman nous parle de la relation d'un couple, mais des deux points de vue (celui de l'homme, et celui de la femme) afin de nous faire comprendre et nous montrer comment la relation est vécue de chaque côté. Le livre est donc coupé en deux, côté face le point de vue de la femme et côté pile (en retournant le livre donc), le point de vue de l'homme. Je trouvais le concept original et j'avais envie de découvrir les différences que pouvais montrer les personnages face à une même situation/une même relation.
J'ai commencé par le point de vue de la femme, simplement parce que c'était le côté face et le sens de l'édition. Commencer par l'un ou par l'autre ne change rien à l'histoire, mais cela peut changer la façon dont on perçoit les choses en tant que lecteur. Alterner les chapitres de l'un à l'autre aurait peut-être été une bonne idée également. 
Globalement, je ne dirais pas que c'était une mauvaise lecture parce que j'ai trouvé le concept très original et j'ai adoré les différences d'écriture entre l'homme et la femme et c'est là que l'on découvre le talent d'un écrivain, celui d'Olivier Piat : les deux personnages ont une voix bien définie et il est impossible de les confondre. La femme élabore beaucoup, les phrases sont longues alors que le ton de l'homme est plus sec et sa partie ressemble beaucoup plus à un journal intime.
Cependant, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages ni à m'intéresser à leur sort ou à leur relation. J'ai lu ces presque 200 pages sans réussir à vraiment me plonger dans l'histoire, le fait de suivre les deux points de vue était intéressant parce que les choses se mettaient en place lors de la lecture du second point de vue, mais sinon je n'ai pas réussi à m'y intéresser réellement. Je suis passée à côté de cette lecture. 

lundi 4 juillet 2016

Les Derniers Jours de Rabbit Hayes - Anna McPartlin

Chez Le Cherche Midi, février 2016.
20€00, 464 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n'a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu'elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l'espoir de la sauver s'amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s'interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant. 
Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage.

Mon avis :
Mia Hayes, surnommée Rabbit depuis toujours, vit ses derniers jours entourée de sa famille, de sa fille et des autres personnes proches d'elle. Prise en charge dans un centre de soins palliatifs, elle vit ces neuf jours en alternant les rencontres avec sa famille et les périodes d'inconscience qui la font plonger dans des rêves et des flashbacks auprès de Johnny, son amour de jeunesse et l'un de meilleurs amis de son frère. Cette alternance de présent et passé nous permet de plonger entièrement dans la vie de Rabbit et d'apprendre à la connaître très rapidement, de s'attacher à elle quand bien même elle n'apparaît pas dans tous les chapitres. 
Un roman qui parle de cancer, des derniers jours d'une femme... Cela me semblait un sujet très difficile et délicat à traiter, mais Anna McPartlin l'a fait avec brio et beaucoup de délicatesse. J'ai vu quelques coups de cœur défiler sur internet et sur les blogs littéraires, mais je n'ai pas voulu porter trop d'attention à ce qui était dit : j'aime me faire mon propre avis. Le sujet abordé est très fort, et Anna McPartlin, grâce à son écriture très douce, nous fait rencontrer Rabbit à la fin de sa vie mais également dans sa jeunesse grâce aux flashbacks, nous avons l'impression de vivre sa vie entière à l'aide de ce seul roman. Et même si le sujet abordé est très triste, dur et m'a mis la boule au ventre à plusieurs reprises, il m'a aussi donné beaucoup d'espoir. Rabbit est entourée de tous ses proches qui font le nécessaire pour qu'elle s'en aille dans les meilleures conditions possibles, ils se serrent tous les coudes jusqu'au bout et même après son décès. C'est une famille forte, soudée, aux personnages très différents mais tous très attachants et importants pour l'histoire. Chacun a sa propre relation avec Rabbit et les scènes d'adieux sont déchirantes. 
Je recommande vraiment ce livre pour toutes les émotions qu'il m'a fait traverser, pour la magnifique écriture d'Anna McPartlin que j'ai hâte de redécouvrir dans ses autres romans, pour le personnage de Rabbit qui tient bon et se bat malgré tout jusqu'à la dernière page et pour tout l'espoir qui naît de ce roman. C'est un très beau coup de cœur. 

lundi 25 avril 2016

Just Juliette - Teri Wilson

Chez Harlequin dans la collection &H, octobre 2015.
272 pages, 10€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture : 
L'amour, c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quel Roméo on va tomber ! La vie de Juliette Arabella est construite autour de deux commandements : le chocolat tu vénéreras, la famille des Mezzanote tu mépriseras ! Pour le premier, aucun souci : le chocolat, pour elle, c'est une passion. Et elle n'est jamais plus heureuse que lorsqu'elle travaille ses merveilleuses truffes dans l'atelier familial. 
Car, dans sa famille, on est maître chocolatier de père en fille. Pour le deuxième commandement, ça se complique. Car si son père radote sans cesse à propos du statut de parvenus des Mezzanote, elle-même n'a rien à leur reprocher. D'ailleurs, toutes ces histoires commencent sérieusement à lui courir sur le cacao. Et si, pour une fois, elle cessait d'être Juliette Arabella l'héritière-d'un-empire pour être juste Juliette ? Alors, ce bal masqué organisé par de riches notables de la ville tombe à pic : enfin une occasion de faire la fête en tout anonymat, comme une fille normale ! Oui, mais voilà, quand on va à un bal masqué, on ne sait jamais sur qui on va tomber. 
Et avant de se laisser séduire par Leonardo-tout-court, Juste-Juliette ferait peut-être bien de soulever le masque.

Mon avis : 
Just Juliette est une romance contemporaine qui reprend la fameuse histoire de Roméo & Juliette, mais uniquement dans les grandes lignes. Ne vous attendez donc pas à retrouver les dialogues de Shakespeare ici... Ce roman n'a rien d'une réécriture, et encore moins en ce qui concerne la fin tragique de l'oeuvre originale puisque après tout... nous sommes chez Harlequin, nous sommes assurés d'une fin heureuse ! 
Juliette Arabella travaille dans le monde de la chocolaterie, comme tous les membres de sa famille. La maison Arabella est très réputée pour ses chocolats, tout comme la maison rivale des Mezzanote... Les deux familles s'affrontent dans une guerre depuis que les deux grand-mères, qui avaient d'abord commencé en tant qu'associées, se sont disputées pour une raison inconnue (du moins au début du roman).
Le roman commence à un bal masqué chez les Mezzanote, pour reprendre le fameux bal de Roméo & Juliette, où Juliette se rend alors qu'elle sait pertinemment qu'elle n'y a pas sa place. Prise d'une folie, elle y embrasse un jeune homme qui s'avère en réalité être le nouvel héritier de la maison Mezzanote. Oups. 
C'est une romance très mignonne, assez drôle et sans aucune prise de tête, ce qui semble être le fil conducteur de la collection &H. Les personnages sont réalistes et combattent les préjugés de leurs familles respectives, ils veulent faire changer les choses et ne restent pas les bras croisés à attendre que l'histoire évolue... La romance ne s'installe pas trop précipitamment (du moins, après le premier baiser ils décident de prendre un peu leur temps), ce que j'ai beaucoup apprécié... Les deux personnages principaux sont les vrais points forts de cette histoire, puisque les personnages secondaires sont un peu passés à la trappe et ne sont là que pour apporter quelques rebondissements. 
On trempe dans le chocolat tout au long de la lecture et on ne ressort de là qu'avec une seule envie : manger, ce qui est une bonne réussite de la part de l'auteur. 


lundi 14 mars 2016

L'infini + un - Amy Harmon

Chez Robert Laffont dans la Collection R, septembre 2015.
432 pages, 17€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Superstar internationale, Bonnie Rae Shelby a tout pour elle : l'argent, la beauté, la gloire et... l'envie d'en finir avec la vie. Finn Clyde, lui, n'est rien, n'a rien, à part son intelligence et son cynisme à toute épreuve. Il ne demande qu'à avoir sa chance. Un acte de compassion et quelques coïncidences plus loin, et voilà ce garçon et cette fille que tout oppose engagés dans un périple qui pourrait aussi bien les transformer que les anéantir.

Mon avis :
Malgré le succès que peut rencontrer Amy Harmon en France, je n'ai pas encore lu Nos Faces Cachées (pourtant dans ma PAL) et j'ai commencé par L'infini + Un. Le résumé était plutôt alléchant, et j'avais envie d'une lecture légère, d'une romance sans prise de tête et dont je ressorte sans avoir besoin de réfléchir. Une lecture facile.
L'infini + Un commence par la fuite de Bonne d'un stade où elle vient de finir le dernier concert de sa tournée, dans sa loge elle décide de se couper les cheveux, de s'emparer du sac à main de sa grand-mère (rempli d'argent), et de fuir pour enfin avoir la paix. Elle se dirige vers un pont, bien décidée à mettre fin à ses jours et d'en finir avec cette vie qui ne lui ressemble plus. C'est là que son chemin croise celui de Finn, appelé plus souvent Clyde. Il tente de la dissuader, puis la sauve lorsqu'elle saute. Elle s'accroche alors à lui pour 432 pages de road-trip à travers les Etats-Unis et une petite réécriture assumée du fameux couple Bonnie et Clyde.
J'ai passé un très bon moment, les personnages sont attachants et le rapprochement se fait petit à petit. J'avais peur qu'aussitôt montée dans la voiture, Bonnie ne tombe amoureuse de son sauveur et Clyde ne fasse de même avec Bonnie mais non, Amy Harmon prend son temps pour construire la relation entre les deux jeunes gens, ils discutent énormément, on en apprend beaucoup sur leurs passés respectifs, leurs peines, leurs erreurs... Ils ont beaucoup en commun, chacun a perdu son jumeau. Cela ne peut être une coïncidence qu'ils soient tombé l'un sur l'autre comme ça, Bonnie en est persuadée.
Pour ma part, j'ai trouvé ça "un peu gros", trop de similitude entre les deux personnages, ça finit par être un peu beaucoup. Bien que cela soit amené avec délicatesse, à un moment j'ai eu du mal à y croire et ça n'avait plus rien de réaliste (bien qu'une pop star en fuite avec un ex taulard, ça ne soit pas forcément la chose la plus réaliste du monde). Bonnie m'a plus d'une fois énervé et j'ai eu envie de la secouer dans tous les sens : les choses prennent des proportions incroyables simplement parce qu'elle ne prend pas la peine d'appeler sa grand-mère et de mettre les choses au clair avec elle, et c'est Clyde qui en paye les frais, il est accusé de l'avoir kidnappée mais ça ne semble pas la faire réfléchir plus que ça... Finn est celui qui m'a le plus touché des deux.
Au final, c'est un bon roman mais je n'en garderai pas un souvenir incroyable. J'ai passé un très bon moment, c'était une très jolie romance mais certains aspects étaient "trop" pour que je tombe complètement sous le charme.

Les points positifs : une romance très bien construite et qui prend son temps, le personnage de Finn.
Les points négatifs : certains éléments très peu crédibles, le personnage de Bonnie qui m'a beaucoup agacée. 

dimanche 13 mars 2016

La fille tombée du ciel - Heidi W. Durrow

Chez Le Livre de Poche, mai 2013.
288 pages, 6€00.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
A onze ans, Rachel Morse, fille d'une mère danoise et d'un père GI noir américain, voit sa vie basculer : un drame dont elle est la seule survivante lui arrache sa famille.
Recueillie par sa grand-mère paternelle, une femme aussi aimante qu'intransigeante, Rachel découvre bientôt la difficulté d'être métisse dans une société qui donne trop d'importance à la couleur de peau. Des voix se mêlent à son récit pour dévoiler la véritable nature de la tragédie qui s'est déroulée, un triste jour d'été, sur un toit de Chicago. La plus vibrante d'entre elles est celle de Brick, un jeune voisin qui a assisté à sa chute et qui se retrouve, bien malgré lui, dépositaire du seul fragment de vérité susceptible de libérer Rachel des ombres de son passé.

Mon avis :
Tombée par hasard sur ce livre dans un magasin d'occasions, je me suis laissée tentée sans avoir entendu d'avis, que ce soit positif ou négatif. Je ressors de cette lecture sans être totalement convaincue, mais en ayant passé tout de même un bon moment.
La fille tombée du ciel, c'est Rachel Morse. Après le décès de sa mère, de son frère et de sa sœur, elle vient s'installer chez sa grand-mère. Rachel est en deuil, elle ne connaît pas très bien sa grand-mère qui ne comprend pas cette petite fille distante et différente... Rachel se pose des tas de questions, en plus d'avoir perdu sa famille, elle doit apprendre à refaire sa vie dans un nouvel environnement, avec de nouvelles personnes. De plus, Rachel est métisse et va souffrir de moqueries parce qu'elle n'est ni blanche, ni noire. Elle n'appartient à aucune communauté et les enfants de son âge vont se charger de lui faire comprendre qu'elle est seule face à eux. En parallèle de Rachel, nous suivons Brick, l'un de ses voisins qui a assisté à l'accident qui a coûté la vie à sa famille. Brick non plus n'a pas une vie facile, sa mère est alcoolique et dépressive et passe son temps avec de "nouveaux amis" dans la chambre à coucher... Brick passe son temps seul, lui aussi.
Ce roman aborde des sujets très fort et poignants et certaines scènes étaient vraiment émouvantes. On y parle de suicide, de meurtre, de dépression, d'amour, de sexe... C'est un roman assez court mais très dense et qui fait passer le lecteur par pas mal d'émotions. Je me suis beaucoup attachée à Rachel, elle essaye de grandir malgré ce qui lui est arrivé, elle veut oublier le passé même si cela reste difficile. Sa grand-mère lui mène la vie dure, elle ne la comprend pas.
J'ai trouvé la fin un peu précipitée et les chapitres sur Brick, bien que touchants également, en décalage par rapport à la vie de Rachel. Bien que les deux enfants soient liés, je n'ai pas vraiment compris où voulait en venir l'auteure en nous montrant les vies de ces deux enfants. Brick est lié à l'enquête concernant l'accident de la famille de Rachel qui est tombée du toit, est-ce un accident ou quelqu'un les a t-il poussés ?

Les points positifs : les personnages de Rachel et de sa tante, les sentiments explorés.
Les points négatifs : Une fin précipitée et des incohérences, certaines questions restent sans réponse.

mardi 16 février 2016

Jamais deux sans toi - Jojo Moyes

Chez Milady Romance, juin 2015.
399 pages, 7€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
La vie de Jess est un désastre. Son mari a disparu de la circulation, son fils revient du collège couvert de bleus, et elle n’a pas les moyens de payer à sa fille, petit génie des maths, l’école prestigieuse qui la promettrait à un brillant avenir. Alors qu’elle finit par se faire à l’idée que sa vie n’est qu’une somme de galères, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la maison de campagne. Accusé de délit d’initié, Ed est en mauvaise posture : il risque d’être ruiné et envoyé en prison si son procès tourne mal. Soucieux de s’acheter une conduite, il se propose de venir en aide à Jess. Que va donner l’addition de leurs petits et grands désastres individuels ? Une histoire d’amour aussi bouleversante qu’inattendue mettant en scène la rencontre improbable de deux êtres en perdition.

Mon avis :
Après mon premier roman de Jojo Moyes, Avant toi, qui avait été un véritable coup de coeur, j'ai eu un peu peur de me plonger dans un autre de ses romans et j'ai mis de temps à sortir Jamais Deux sans Toi de ma PAL. Je ne regrette pas de l'en avoir sorti, même si je suis loin d'avoir autant apprécié ma lecture que celle d'Avant toi. 
Jamais deux sans toi, c'est la vie de deux personnages : Jess, mère de famille qui lutte pour payer ses factures, qui mène sa vie de mère, ses deux boulots et les difficultés que cela amène du mieux qu'elle le peut... Et Ed, patron d'une entreprise qui pour se débarrasser d'une petite amie un peu trop envahissante, lui a donné des informations confidentielles pour qu'elle empoche de l'argent et lui lâche un peu la grappe, ce qui bien sûr, lui retombe dessus quand il est attaqué pour délit d'initié. Les deux personnages se rencontrent et sont embarqués pour un voyage jusqu'en Ecosse pour que la fille de Jess puisse passer un concours de mathématiques, et après quelques péripéties, c'est Ed qui se propose de les emmener. 
Globalement, j'ai passé un bon moment. J'ai retrouvé la magnifique écriture de Jojo Moyes qui a un talent fou pour nous emmener avec elle dans la vie de personnages émouvants et bien que cela soit prévisible, on se doute bien que les deux personnages vont finir par vivre quelque chose de puissant ensemble, et probablement terminer le roman en couple, cela ne m'a absolument pas dérangée parce que le style est très agréable et délicat. 
J'ai surtout été touchée par le personnage de Jess et de ses deux enfants, elle lutte à chaque instant pour réussir à les élever du mieux qu'elle le peut. Le père ne l'aide pas, elle l'imagine dépressif ou malade, elle ne lui demande pas non plus d'argent pour ne pas l'enfoncer un peu plus. Jess est un personnage très touchant et surtout très fort, elle a beau vivre des moments très durs, elle reste toujours présente pour ses enfants et sa devise est "les choses vont s'arranger". Le personnage d'Ed m'a moins intéressée, sans doute parce que tout le côté économie et entreprise m'a beaucoup moins passionnée que l'aspect famille associé à Jess. La rencontre des deux personnages qui n'ont rien en commun était très touchante et fonctionnait très bien, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour que cela m'emporte intégralement. Je ne me suis pas attachée à Ed, je l'ai trouvé distant et j'ai eu du mal à le comprendre malgré tout ce qu'il a fait pour la famille de Jess au cours du récit.
J'ai passé un joli moment, des thèmes importants sont abordés, et j'avoue avoir été prise par surprise à certains moments (ce qui fait toujours plaisir dans une romance). J'ai redouté cette lecture que j'ai finalement bien apprécié, même si je suis loin du coup de cœur. J'ai hâte de lire La dernière lettre de son amant qui attend lui aussi dans ma PAL ! 

Les points positifs : le personnages de Jess et de ses enfants, l'écriture de Jojo Moyes, le road-trip et les notes d'humour.
Les points négatifs : le personnage d'Ed que je n'ai pas su comprendre. 

jeudi 11 février 2016

Girl Online - Zoe Sugg

Chez La Martinière Jeunesse, mai 2015.
349 pages, 13€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Gaffeuse et réservée, Penny a le don de se mettre dans des situations embarrassantes. Derrière la jeune fille maladroite, pourtant, se cache la très populaire blogueuse Girl Online, qui confie ses rêves et ses secrets sur le net. Grâce au succès de son blog, Penny prend peu à peu confiance en elle, et la vie lui paraît soudain plus facile. Si bien qu'un jour, à New York avec ses parents, elle s'autorise à croire au grand amour. Mais l'élu de son coeur ne lui a pas tout dit. Et ce n'est pas n'importe quel garçon. Penny n'est pas au bout de ses surprises...

Mon avis :
J'ai attendu que la folie autour de ce livre retombe pour me lancer dans cette lecture. J'ai lu beaucoup de choses, des bonnes et des moins bonnes, et je suis au courant que Zoe Sugg n'est en fait pas vraiment l'auteur de cette histoire, qu'elle s'est largement faite aidée et que rien n'est signalé dans le livre à ce sujet, que cela à fait polémique bla-bla-bla... Je sais tout ça, mais j'ai essayé de faire abstraction pour tenter d'apprécier un minimum le roman et être objective tout du long.
Gir Online c'est un roman contemporain young adult qui nous présente Penny, jeune adolescente lycéenne complètement gaffeuse, passionnée de photographies qui fait des crises d'angoisse depuis qu'elle a eu un accident de voiture il y a un mois de cela. Les bourdes s'enchaînent, Penny n'en rate pas une. Jusqu'à ce que ses parents qui sont organisateurs de mariage soient invité à New-York pour leur travail, emmenant Penny et son meilleur ami Elliot avec eux. C'est là que les choses commencent à s'arranger, lorsqu'elle rencontre Noah. 
Globalement, j'ai passé un bon moment. C'est très divertissant, et surtout ça se lit extrêmement vite. Je ne vais pas nier que Penny est l'héroïne stéréotypée : rousse, des taches de rousseur, complexée, maladroite, pas sûre d'elle même pour un sou, amoureuse du garçon populaire du lycée, son meilleur ami est homosexuel, sa meilleure amie est en fait une vraie peste... Cela m'a fait lever les yeux au ciel un nombre incalculable de fois, mais je pense que le style simple utilisé et les chapitres courts ont aidé à rendre le tout plus facile et agréable. J'ai largement préféré la partie à New-York que la partie à Brighton, puisque Penny apprend enfin à se faire confiance, elle cesse de se rabaisser sans cesse, elle parle de ses crises d'angoisse à Noah et il l'aide à y faire face. J'ai vu venir la révélation de la fin à 3000km, dès la scène de la rencontre entre Noah et Penny je m'en suis doutée, donc c'était loin d'être une surprise et je me suis même demandé pourquoi ça prenait autant de temps à venir dans le roman. 
Je pense que c'est un bon roman pour les jeunes qui peuvent affronter les mêmes démons que Penny, qui se sentent un peu mal dans leur peau, ou tout simplement pour les fans de Zoe Sugg (car si je comprends bien, ce roman est inspiré de sa vie)... Personnellement je ne la connais pas en tant que Youtubeuse. En tout cas, j'ai passé un bon moment bien que tout soit "trop" tout le temps, trop cliché et trop poussé... mais je ne serais pas contre lire le second tome pour voir où tout cela va mener. 

jeudi 30 juillet 2015

Plus loin, plus près - Hannah Harrington

Plus loin, plus près
Publié chez Mosaïc, mai 2015.
283 pages, 12€90.
Ma note : ★★★☆☆

Résumé :
Aujourd’hui, ma grande sœur a décidé de mourir. C’est moi qui l’ai trouvée et depuis je ne tourne pas rond. June avait une vie parfaite, bien plus belle que la mienne, alors pourquoi ? Je croyais la connaître par cœur et je me suis trompée… Pourtant, il y a une chose dont je suis tout à fait sûre : June n’a pas pu m’abandonner. Elle m’a forcément laissé un signe, quelque chose, elle me tend la main quelque part. Peut-être en Californie où elle rêvait d’aller vivre. Ma meilleure amie est de mon avis et Jake, ce confident secret de June, est d’accord aussi. Alors, même si pour trouver ce que je cherche on doit traverser tout le pays et aller jusqu’en Californie, on va le faire. Ensemble.

Mon avis :
J'étais très emballée par cette histoire qui semblait avoir tout pour plaire : des sentiments, un groupe d'amis et un road-trip aux Etats-Unis. Le début a été un peu long à s'enclencher, jusqu'à ce que le trio se décide enfin à partir pour la Californie et de faire ce voyage en hommage pour la sœur d'Harper. Bien sûr, la route ne va pas forcément être celle décidée et des rencontres vont se faire en chemin. Le voyage était très intéressant, déjà parce que cela nous en apprend un peu plus sur les USA, sur les personnages qui ne sont pas forcément ce qu'ils laissent paraître, mais aussi parce qu'il se fait en musique. La plupart des groupes mentionnés m'étaient inconnus, et l'idéal est quand même d'aller écouter les chansons mentionnées pour se faire une idée de l'ambiance dans la camionnette pendant le trajet. Après avoir lu ce livre, on n'a qu'une envie : prendre la voiture et partir loin, découvrir de nouveaux horizons et rencontrer de nouvelles personnes. 
J'ai adoré le personnage de Jacob, j'ai bien aimé le personnage de Laney, par contre, j'ai eu extrêmement de mal à m'attacher à Harper, ce qui est quand même délicat puisqu'il s'agit de l'héroïne et que tout tourne autour d'elle. C'est justement ça qui a fait que je n'ai pas réussi à vivre entièrement cette lecture : tout tourne TROP autour d'Harper et de ses petits états d'âmes. À plusieurs moments, j'ai posé le livre parce qu'elle m'énervait vraiment, à faire preuve d'autant d'égoïsme (surtout envers sa mère et sa tante par exemple), elle n'est pas la seule à vivre l'épreuve du deuil de sa sœur. 
Pour conclure, je dirais que ce fut une lecture agréable et surtout très rapide, en une journée j'avais terminé ce roman. L'écriture est légère et très fluide, ce qui permet de se plonger dans ce roman d'une traite. 
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