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lundi 25 avril 2016

Just Juliette - Teri Wilson

Chez Harlequin dans la collection &H, octobre 2015.
272 pages, 10€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture
L'amour, c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quel Roméo on va tomber ! La vie de Juliette Arabella est construite autour de deux commandements : le chocolat tu vénéreras, la famille des Mezzanote tu mépriseras ! Pour le premier, aucun souci : le chocolat, pour elle, c'est une passion. Et elle n'est jamais plus heureuse que lorsqu'elle travaille ses merveilleuses truffes dans l'atelier familial. 
Car, dans sa famille, on est maître chocolatier de père en fille. Pour le deuxième commandement, ça se complique. Car si son père radote sans cesse à propos du statut de parvenus des Mezzanote, elle-même n'a rien à leur reprocher. D'ailleurs, toutes ces histoires commencent sérieusement à lui courir sur le cacao. Et si, pour une fois, elle cessait d'être Juliette Arabella l'héritière-d'un-empire pour être juste Juliette ? Alors, ce bal masqué organisé par de riches notables de la ville tombe à pic : enfin une occasion de faire la fête en tout anonymat, comme une fille normale ! Oui, mais voilà, quand on va à un bal masqué, on ne sait jamais sur qui on va tomber. 
Et avant de se laisser séduire par Leonardo-tout-court, Juste-Juliette ferait peut-être bien de soulever le masque.

Mon avis
Just Juliette est une romance contemporaine qui reprend la fameuse histoire de Roméo & Juliette, mais uniquement dans les grandes lignes. Ne vous attendez donc pas à retrouver les dialogues de Shakespeare ici... Ce roman n'a rien d'une réécriture, et encore moins en ce qui concerne la fin tragique de l'oeuvre originale puisque après tout... nous sommes chez Harlequin, nous sommes assurés d'une fin heureuse ! 
Juliette Arabella travaille dans le monde de la chocolaterie, comme tous les membres de sa famille. La maison Arabella est très réputée pour ses chocolats, tout comme la maison rivale des Mezzanote... Les deux familles s'affrontent dans une guerre depuis que les deux grand-mères, qui avaient d'abord commencé en tant qu'associées, se sont disputées pour une raison inconnue (du moins au début du roman).
Le roman commence à un bal masqué chez les Mezzanote, pour reprendre le fameux bal de Roméo & Juliette, où Juliette se rend alors qu'elle sait pertinemment qu'elle n'y a pas sa place. Prise d'une folie, elle y embrasse un jeune homme qui s'avère en réalité être le nouvel héritier de la maison Mezzanote. Oups. 
C'est une romance très mignonne, assez drôle et sans aucune prise de tête, ce qui semble être le fil conducteur de la collection &H. Les personnages sont réalistes et combattent les préjugés de leurs familles respectives, ils veulent faire changer les choses et ne restent pas les bras croisés à attendre que l'histoire évolue... La romance ne s'installe pas trop précipitamment (du moins, après le premier baiser ils décident de prendre un peu leur temps), ce que j'ai beaucoup apprécié... Les deux personnages principaux sont les vrais points forts de cette histoire, puisque les personnages secondaires sont un peu passés à la trappe et ne sont là que pour apporter quelques rebondissements. 
On trempe dans le chocolat tout au long de la lecture et on ne ressort de là qu'avec une seule envie : manger, ce qui est une bonne réussite de la part de l'auteur. 


dimanche 3 avril 2016

Des mensonges dans nos têtes - Robin Talley

Chez Mosaïc, septembre 2015.
384 pages, 13€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Les filles sont faites pour se marier... Les Noirs et les Blancs ne doivent pas se mélanger... Une fille ne doit pas embrasser une autre fille... Linda ne doit pas aimer Sarah. Rien que des mensonges? 1959, en Virginie. C’est l’histoire de deux filles qui croient qu’elles se détestent — parce qu’elles n’ont pas la même couleur de peau et qu’elles ne sont pas nées du même côté. C’est l’histoire de Sarah et Linda qui croient qu’elles se détestent... mais c’est aussi l’histoire de l’année où tout va changer — parce que les mensonges des autres vont voler en éclats et que les vies, les cœurs de Sarah et Linda vont s’en trouver bouleversés pour toujours... 

Mon avis :
Le sujet de l'intégration des premiers élèves noirs dans un lycée blanc est un sujet que j'avais déjà lu dans un roman, celui d'Annelise Heurtier intitulé Sweet Sixteen mais qui visait un public un peu plus jeune que celui-ci. J'avais beaucoup aimé et cette période de l'histoire me plaît beaucoup, j'avais hâte de découvrir ce que Robin Talley en avait fait. D'autant plus que je n'avais vu que de très bons avis et coups de coeurs sur les blogs.
Des mensonges dans nos têtes est un excellent roman qui nous fait vivre l'histoire des étudiants d'après différents points de vue de plusieurs personnages qui sont pour cette intégration, qui sont contre et d'autres qui la subissent, cela nous permet d'aborder cette tranche de l'histoire de tous les fronts et nous ne sommes pas influencés par les sentiments des personnages puisqu'il y a vraiment de tout. Forcément, l'intégration est difficile, les élèves noirs ne sont pas les bienvenus : on les insulte, les frappe, les harcèle et ils doivent passer l'année sans se faire trop remarquer s'ils veulent espérer réussir leur diplôme. Certaines scènes sont vraiment poignantes et difficiles à lire, et sachant que ce sont des événements inspirés de faits réels, on ne peut que se sentir mal pour les personnages.
L'intégration passée, les élèves vont en cours et c'est Sarah, élève noire, qui se retrouve à devoir travailler avec deux élèves blanches pour un devoir de français parce qu'elles sont toutes les trois arrivées en retard en classe. Bien sûr, les choses sont difficile entre les trois filles. Le père de Linda est extrémiste et refuse de voir ces élèves noirs dans le même lycée que sa fille, qui, elle, a tendance à répéter ce qu'elle entend de la bouche de son père. Puis, petit à petit, elle parvient à se faire sa propre idée de l'intégration grâce à Sarah qu'elle est obligée de côtoyer et qui lui expose son point de vue. Le titre est extrêmement bien choisi puisque c'est typiquement ce que vit Linda, qui se rend compte qu'elle ne pense pas par elle-même, mais comme les autres.
C'est un excellent roman que je conseille à tous, ne serait-ce que pour le contexte historique et parce qu'il renseigne énormément sur cette période de l'histoire, sur la ségrégation, les lois Jim Crow et les différences qui étaient faites aux Etats-Unis entre élèves noirs et élèves blancs.
Malgré tout, bien que ce roman soit fabuleux, j'ai trouvé que la romance homosexuelle qui venait s'installer entre les deux étudiantes était largement de trop et n'apportait rien au récit. Je n'ai pas été dérangée puisque j'ai trouvé ça mignon, mais je n'ai pas compris ce que l'auteur voulait nous montrer en ajoutant cela. Une magnifique histoire d'amitié aurait pu très bien fonctionner, j'ai trouvé que cette histoire d'amour interdit, en plus de l'histoire de racisme était tout simplement en trop et n'apportait pas forcément quelque chose de positif en plus au roman. Cette relation est là, c'est tout... J'aurais préféré que les deux jeunes filles soient très bonnes amies, cela aurait rendu la chose peut-être moins symbolique mais beaucoup plus fort, de mon point de vue.

Les points positifs : le contexte historique et la forte personnalité des personnages, l'évolution de Linda.
Les points négatifs : une relation homosexuelle que je n'ai pas trouvée utile au développement du récit.

vendredi 25 septembre 2015

Darcy, what else ? - Teri Wilson

Chez Harlequin dans la collection &H, février 2015.
432 pages, 10€90.
Ma note : ★★★☆☆

Résumé :
C’est une vérité universellement reconnue qu’une célibataire à l’aube de la trentaine doit avoir envie de se marier. »
La bonne blague. C’était peut-être vrai au XVIIIe siècle, mais, aujourd’hui, Jane Austen a tout faux. Elizabeth en est la première convaincue ; d’ailleurs, les hommes, l’amour, le mariage et tout ce qui va avec, elle les a soigneusement rangés dans une petite boîte. Une petite boîte bien fermée et enterrée six pieds sous terre. Non, vraiment, pour elle, c’est fini. Les hommes sont morts, vive les chiens ! Un chien, ça ne trompe pas, ça ne râle pas, ça vous fait toujours la fête et c’est content de vous voir. Et Bliss, sa chienne adorée, le lui prouve tous les jours. D’ailleurs, c’est elle qu’elle a choisi d’emmener à Londres – de l’autre côté de l’Atlantique ! – pour commencer sa nouvelle vie de nounou de chiens de concours.
Mais, sur place, rien ne se passe comme prévu lorsqu’elle croise l’irritant et arrogant et désagréable et odieusement sexy Donovan Darcy, milliardaire, éleveur de chiens de race.
Et – accessoirement – membre du jury…

Mon avis
J'adore les réécritures de Jane Austen en général, parce que cela me permet de me replonger dans l'univers de cette écrivaine même si tous ses ouvrages sont déjà sortis et connus de tous. C'est pourquoi je n'ai pas hésité à me plonger dans cette réécriture moderne d'Orgueil et Préjugés. 
Mais s'il s'agit effectivement d'une réécriture, elle est très éloignée de l'oeuvre originale et c'est ce qui m'a le plus déçue lors de ma lecture. Je m'attendais à retrouver différents aspects qui font que j'aime tant O&P, et malheureusement seulement quelques détails sont réunis ici. Par exemple, les noms Darcy et Elizabeth sont les seuls en commun avec l'oeuvre originale, et les relations entre les personnages sont vaguement ressemblantes, mais cela s'arrête là. J'aurais aimé voir plus la famille d'Elizabeth et Jenna, puisqu'elle a une part tellement importante dans l'oeuvre de Jane Austen, tout comme la relation Bingley/Jane, ici survolée rapidement avec la relation Henry/Jenna. 
Malgré tout, j'ai passé un bon moment en réussissant à faire abstraction de tous ces détails et en prenant ce roman comme un roman à part entière et non pas comme une réécriture. L'univers des concours canins était un choix original et j'avoue avoir trouvé certaines scènes répétitives, bien qu'intéressantes puisque c'est un monde dont j'ignore absolument tout. Le personnage d'Elizabeth m'a également plu, je me suis attachée à elle et j'avais de la compassion pour sa situation, elle se retrouve à faire des choix difficiles pour sa vie professionnelle. Je regrette que le personnage de Donovan n'ait pas eu plus de profondeur, même si les scènes avec sa sœur relevaient un peu le niveau... 
J'ai donc passé un bon moment, c'est une romance sympathique, qui se lit très rapidement, mais qui ne satisfera probablement pas les fans de Jane Austen s'ils prennent ce roman en cherchant à prolonger l'univers de l'auteure. 
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