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mercredi 8 février 2017

Marquer les ombres - Veronica Roth

Chez Nathan, janvier 2017, 464 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un "don", un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, sœur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s'aider... ou décider de se détruire.

Mon avis :
Après mes très bonnes lectures des trois tomes de Divergent, j'étais plus qu'impatiente de retrouver Veronica Roth dans ce nouveau roman qui avait l'air très différent. Marquer les ombres est le premier tome d'une duologie, qui nous présente science-fiction et space opéra. On est donc assez loin de Tris et Quatre. On y découvre un monde dominé par neuf planètes, où certaines personnes possèdent un don, une capacité particulière. Nos deux personnages principaux font partis de ces personnes : Akos, un Thuvhésite, et Cyra, une Shotet. Ils n'ont rien en commun, ne se connaissent pas au début de l'histoire et ne vivent pas sur la même planète, et pourtant, ils vont vivre une panoplie d'aventures qui va les rapprocher et les lier à jamais.

Marquer les Ombres est un très bon roman, qui m'a surprise et laissée parfois un peu perplexe. Il y a beaucoup de personnages, de noms complexes et d'éléments à retenir. J'ai eu du mal à rentrer dans cet univers de SF qui n'est pas du tout mon dada à la base, mais j'ai fait l'effort de continuer ma lecture et de m'y plonger à plusieurs reprises pour pouvoir tenir jusqu'au bout et je n'ai pas été déçue du résultat final.
Les personnages sont tous assez bien développés, j'ai bien sûr eu un petit coup de cœur pour les personnages de Akos et Cyra, mais aussi pour Eijeh, le frère d'Akos, qui se retrouve utilisé comme moyen de pression sur ce dernier. Cyra est une jeune femme forte, dont le pouvoir est plus perçu comme une malédiction : elle souffre continuellement et les personnes qui la touche ressentent cette douleur, et c'est son frère qui l'utilise comme une arme face à ses ennemis et les traîtres. Akos est un personnage plus posé, plus calme et plus réfléchi, son don est (comme par hasard hein...) compatible avec celui de Cyra puisqu'il annule son pouvoir et peut la toucher sans ressentir aucune douleur. Les deux personnages vont se rapprocher doucement, rien n'est forcé et j'ai beaucoup apprécié la délicatesse de Veronica Roth ici, contrairement à ce que j'avais pu ressentir en lisant Divergent où tout était un peu prévisible et rapide.

Une très bonne lecture donc, puisque je ne m'attendais pas du tout à ça en débutant ma lecture, et j'aime être surprise. La succession d'événements est parfois un peu complexe et j'ai trouvé certains passages longuets et brouillons, difficiles à cerner pour moi qui n'ai pas l'habitude de cet univers, mais je ressors assez satisfaite de cette lecture et je lirai la suite avec plaisir !

mardi 24 mai 2016

Duologie Cité 19 - Stéphane Michaka

Chez Pocket Jeunesse, premier tome paru en octobre 2015.
368 pages pour le premier tome, 16€90.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l'a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifer le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu'il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d'un inquiétant personnage. Elle suit l'homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille... 150 ans plus tôt !Pour Faustine, c'est le début d'une série d'aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l'Histoire.

Mon avis :
Cité 19 nous plonge dans le quotidien de Faustine, adolescente qui apprend le décès de son père qui se serait suicidé du haut de la tour Saint-Jacques à Paris. Alors qu'elle doit identifier le corps à la morgue, elle ne reconnaît pas les mains de son père mais décide tout de même de l'identifier comme son père pour mener sa propre enquête. Que s'est-il passé en haut de cette tour ? Pourquoi veut-on faire croire que son père est mort ? Faustine se retrouve à suivre un dandy mystérieux jusqu'au quai du métro Cité, où elle fait un malaise... puis se retrouve plongée au 19ème siècle !
C'est le tout début de l'aventure, puisque l'enquête de Faustine ne fait que commencer. Stéphane Michaka nous présente un Paris du 19ème siècle plus vrai que nature par ses descriptions détaillées, des personnages hauts en couleur et une héroïne forte que l'on prend énormément de plaisir à suivre... jusqu'à un énorme retournement de situation et une révélation inattendue qui change complètement la donne ! Il est difficile de parler de ces romans sans trop en révéler et c'est donc assez délicat d'écrire cette chronique. Impossible pour moi de vous en dévoiler plus, ce serait complètement vous gâcher la surprise... Sachez seulement que ce roman n'est pas seulement historique, il est bien plus que cela. 
Le second tome s'inscrit dans la suite de cette révélation et creuse encore un peu plus dans cette direction, mais encore une fois, impossible d'en parler sans trop en révéler et ce serait vraiment dommage. Je pense qu'il est nécessaire de lire ces romans sans trop en savoir, la quatrième de couverture est idéale puisqu'elle en révèle juste assez pour nous donner envie de lire le livre, sans pour autant trop nous en dire. 
Deux livres que j'ai absolument dévoré et adorés ! Chose extrêmement rare chez moi, après avoir lu le premier tome je suis directement allée acheter le second pour l'attaquer tout de suite alors que j'aime faire des pauses entre les tomes de séries... Ici c'était impossible, je devais savoir la suite ! Deux tomes addictifs. 

lundi 4 avril 2016

Ici et maintenant - Ann Brashares

Chez Gallimard jeunesse, juin 2014.
314 pages, 16€50
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Voici l'histoire de Prenna James, une jeune fille de dix-sept ans qui a immigré aux Etats-Unis, à New York, à l'âge de douze ans. Mais Prenna ne venait pas d'un autre pays. Elle venait... d'une autre époque, du futur. Prenna et ceux qui ont fui avec elle jusqu'au temps présent, doivent suivre un ensemble de règles strictes pour assurer la survie du genre humain : ne jamais révéler d'où ils viennent, ne jamais interférer dans le cours de l'Histoire, et ne jamais développer de relations intimes avec quiconque en dehors de leur communauté. Mais Prenna rencontre Ethan Jarves...

Mon avis :
Ann Brashares ne m'est pas totalement inconnue puisque j'ai grandi avec la série de Quatre filles et un jean que j'ai lu au collège, je n'ai cependant pas lu le tome sorti plus récemment et qui réuni les filles plusieurs années plus tard. Je connaissais donc sa plume en m'attaquant à ce roman et je savais qu'elle avait un style agréable et très fluide, ses romans se lisent très rapidement et ses personnages sont très attachants. J'ai pu donc retrouver cette plume si agréable qui nous fait défiler les pages à une vitesse folle et nous donne envie d'en découvrir plus, de lire encore un chapitre avant d'arrêter... jusqu'à finalement avoir terminé le roman.
Ici et maintenant, c'est l'histoire de deux personnages : Prenna et Ethan qui se rencontrent de manière plutôt incongrue puisque Prenna apparaît alors qu'Ethan est en train de pêcher, et elle est entièrement nue. Il lui offre son sweat-shirt, lui propose son aide qu'elle refuse, puis elle disparait dans les bois. Il ne la revoit que plusieurs années plus tard au lycée, et elle ne semble pas se souvenir de cet événement. Mais lui s'en souvient parfaitement. 
Prenna n'est pas une jeune fille normale, elle vient du futur. Ils sont tout un groupe à avoir voyagé dans le temps pour tenter de sauver le futur d'une épidémie de peste sanguine, pour tenter de sauver leur peuple en amont. J'ai trouvé le thème principal de l'histoire extrêmement bien amené, Prenna est un personnage qui n'a aucune confiance en elle puisqu'elle doit tout reprendre à zéro : elle doit se fondre dans la foule et apprendre à se comporter comme les autres, elle doit apprendre leurs gestes, parler comme eux pour ne pas attirer les soupçons et ne pas se faire repérer. Bien sûr, Ethan devient son ami parce qu'il se doute qu'elle n'est pas normale, que quelque chose ne tourne pas rond et il est bien décidé à comprendre quoi. 
C'est un très bon roman, qui se lit très vite grâce à l'écriture d'Ann Brashares, les personnages sont attachants et une enquête se met en place rapidement... J'ai surtout beaucoup apprécié le message écologique qui passe par ce roman, il faut protéger notre planète maintenant pour les générations futures. Malheureusement, je n'ai pas été entièrement emballée par le reste, j'ai passé un bon moment sans pour autant que ce soit une lecture spectaculaire. Certains passages étaient un peu longuets et des personnages secondaires plutôt stéréotypés, ce que je regrette. La relation de Prenna avec sa mère n'est pas du tout exploitée et celle avec son père n'est utilisée que très tard dans le roman, et très peu... 
Pour conclure, je dirais que j'ai passé un bon moment mais je n'ai mis que 3* parce que je ne pense pas le relire. Le livre contient de très bons éléments, et il a le mérite d'être un tome unique, mais il manquait un petit truc qui fasse de lui un coup de coeur.

Les points positifs : le style d'Ann Brashares, les personnages de Prenna et Ethan et leur relation, c'est un tome unique.
Les points négatifs : certains personnages et certaines relations ne sont pas assez exploités, certaines scènes traînent en longueur, il manque un petit quelque chose pour faire de ce livre une excellente lecture.

samedi 12 mars 2016

Le Protectorat de l'Ombrelle #5, Sans Âge - Gail Carriger

Chez Orbit, mai 2013.
344 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Lady Maccon est en pleine béatitude domestique. Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société et celle du second placard préféré d'un vampire, sans oublier un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel...
Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu'elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d'un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l'Egypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l'indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d'Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s'abat-il de nouveau sur le pays? Et comment diable Ivy est-elle devenue du jour au lendemain l'actrice la plus populaire de tout l'Empire britannique?

Mon avis :
Je vous déconseille de lire ma chronique si vous n'avez pas lu les premiers tomes, je ne vais pas révéler les détails importants de l'intrigue mais pour pouvoir parler de mon ressenti par rapport à ce roman, je suis obligée de parler de certains éléments qui apparaissent au fil des quatre premiers tomes... 
Alexia Tarabotti nous emmène ici dans sa cinquième et dernière aventure (du moins, c'est le dernier tome, mais j'imagine qu'elle est loin de mener une vie tranquille). Après avoir affronté des vampires, des meutes de loup-garous et une grossesse, la voici maintenant avec son époux et sa fille en route pour l'Egypte après que la reine de la ruche d'Alexandrie ne l'ait convoquée. Le voyage réunit de nouveau Ivy et Alexia et leur fameux club secret, et c'était un vrai plaisir de retrouver les deux amies toutes deux devenues mamans.
Comme toujours, Gail Carriger nous emmène avec talent dans cette nouvelle aventure qui est encore pleine de rebondissements et d'humour. Je n'ai absolument pas été déçue (si ce n'est que c'est la fin de la saga, alors si, un peu quand même). Après avoir été en Ecosse, nous voilà en Egypte et d'autres coutumes grâce à la ruche d'Alexandrie. 
J'ai mis du temps avant de me plonger dans ce cinquième tome (deux ans qu'il traîne dans ma PAL ce petit...) parce que je ne voulais tout simplement pas quitter Alexia, Conall, Ivy, Akeldama et tous les autres auxquels je me suis énormément attachée. J'ai eu un petit pincement au cœur en refermant le livre. L'écriture de Gail Carriger est un vrai régal, bourré de références, de piques, d'ironie et d'humour... C'est un vrai plaisir et Alexia est une héroïne forte et moderne pile comme je les aime. J'ai adoré suivre ces cinq aventures riches en révélations et retournements de situations. 
Bien que ce cinquième tome ne soit pas mon préféré (le premier est et restera le meilleur pour moi), j'ai passé un excellent moment et je trouve qu'il s'agit d'une très bonne conclusion à la série !

Les points positifs : le voyage en Egypte et toutes les coutumes qui y sont associées, le nouveau rôle de parents d'Alexia et Conall, le caractère d'Alexia toujours aussi explosif.
Les points négatifs : pour un dernier tome, je m'attendais à quelque chose de plus explosif et mouvementé, mais c'est une bonne fin. 

mercredi 16 décembre 2015

Phobos - Victor Dixen

Chez Robert Laffont dans la Collection R, juin 2015.
448 pages, 17€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Six prétendantes.
Six prétendants.
Six minutes pour se rencontrer.
L'éternité pour s'aimer.

Il veulent marquer l'Histoire avec un grand H.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d'un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.
Elle veut trouver l'amour avec un grand A.
Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l'une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l'amour. Elle a signé pour un aller sans retour...
Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.
Le premier tome de la nouvelle série de Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire.


Mon avis :

J'avais entendu plusieurs avis positifs sur ce roman, et je n'ai pour l'instant jamais été déçue par une publication de la Collection R. La seule chose qui me rebutait un peu, c'était l'aspect science-fiction du livre, puisque c'est un genre que je n'affectionne pas particulièrement.
L'idée du roman est très originale et on ne peut que complimenter Victor Dixen pour cette dernière et pour le scénario qu'il a monté. On apprend énormément de choses, très rapidement et il faut se mettre très vite dans le bain de ce jeu télévisé dans l'espace. Malheureusement, on apprend trop de choses et ce bien souvent par le biais des dialogues, ce qui fait que rien n'est naturel. Les répliques sont très longues parce que les personnages du programme Genesis veulent donner le maximum d'informations au lecteur, mais cela casse totalement le rythme et nous donne presque l'impression de lire une notice d'utilisation du jeu. Le rendu est assez lourd, pour le coup. On retrouve également peu d'explications scientifiques, pour une oeuvre dans l'espace, je trouve ça un peu léger. Il y a également peu d'informations sur les six garçons, puisque nous sommes du côté des filles, et peu d'informations sur le personnage d'Andrew qui est très intrigant. 
De plus, j'ai trouvé que les premières parties étaient plutôt lentes, le temps de rencontrer chaque candidate et le principe du jeu, et que le rythme s'accélérait d'un coup dans les dernières parties. Le rythme est très inégal. Les héroïnes sont également un souci pour moi, elles représentent toutes un stéréotype de l'adolescente : l'intello, la sportive, l'artiste... Elles sont obnubilées par la recherche de l'amour, ce qui les rend vraiment insupportables, sauf pour Leonor, notre personnage principal, qui sauve le tout et est un personnage que j'ai trouvé beaucoup mieux construit que les autres. 
J'ai passé un bon moment mais je ne pense pas garder un merveilleux souvenir de ce roman. Je lirai tout de même la suite parce que la fin nous laisse sur les dents et j'ai hâte de découvrir où Victor Dixen va nous emmener. 




jeudi 5 novembre 2015

Les Clans Seekers #1 - Arwen Elys Dayton

Chez Robert Laffont dans la Collection R, septembre 2015.
480 pages, 18€90.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Lorsque Quin aura prêté serment, elle deviendra enfin ce pour quoi elle s'est entraînée toute sa vie : une Seeker. Un honneur qui se mérite tout autant qu'il s'hérite. Une fois initiée, Quin pourra se battre aux côtés de ses deux compagnons les plus proches, Shinobu et John, pour protéger le pauvre et l'opprimé. Ensemble, ils iront porter la flamme au cœur des ténèbres. Et elle sera avec celui qu'elle aime, qui n'est autre que son meilleur ami. Mais la nuit où elle prête serment, tout bascule. Les masques tombent et Quin découvre qu'elle a été élevée dans le mensonge. Ni sa mission, ni sa famille, ni même ses amis ne sont ce qu'elle croyait. Et il est trop tard pour faire marche arrière...

Mon avis :
J'étais très emballée par ce livre, et je pense que c'est ce qui fait que ma déception a été si grande. J'ai passé un bon moment de lecture grâce à l'écriture et le style d'Arwen Elys Dayton, mais globalement, j'hésite encore à me plonger dans le tome 2 à sa sortie.
Tout commençait pourtant très bien, nous suivons trois personnages qui sont dans une sorte d'école pour devenir Seekers, ils ne vivent que pour ça, ils pensent Seekers, ils respirent Seekers... Ces trois personnages, Quin, John et Shinobu m'ont plût dès les premières pages et l'alternance des chapitres était plutôt bien dosée puisque les chapitres étaient assez courts. Puis c'est là que le tout s'est un peu gâté...
Déjà, il n'est jamais explicité clairement au début du roman ce qu'est un Seekers, le lecteur tourne en rond pour essayer de deviner à quoi sert cette fameuse formation, la fameuse cérémonie qui feront enfin de Quin, John et Shinobu de vrais Seekers. Déjà, cela a commencé à me faire décrocher. Puis c'est le mélange des genres qui m'a fait me perdre. Pour moi, j'étais partie dans un genre de livre fantastique historique, puis nous nous retrouvons avec des éléments issus de la science fiction, et le mélange des deux était toujours très flou, rien n'est vraiment explicite et tout est très compliqué. J'ai eu beaucoup de mal à me projeter dans ce décors et dans cet univers, du coup cela s'est répercuté sur mon intérêt pour les personnages. L'univers est vraiment difficile à apprivoiser et je n'arrivais tout simplement pas à me projeter dans l'histoire parce que je ne comprenais pas ce qu'il s'y passait, quels étaient les enjeux, pourquoi, comment, qui, où... J'avais des tas de questions en tête, et cela aurait pu être une bonne chose... mais ça n'a pas été le cas malheureusement. 
J'avais pourtant bien accroché avec les trois personnages principaux au début, surtout avec John qui est un peu en retard par rapport à Quin et Shinobu au niveau de la formation, puis qui devient l'anti-héros, on ne sait pas vraiment s'il est gentil ou méchant, il veut servir d'autres intérêts que ceux pour lesquels ils ont été formés toute leur vie...Les trois sont développés, on en apprend plus sur le contexte familial de chacun, sur leur lien avec le clan Seekers et les liens qu'ils entretiennent entre eux, et -chose assez appréciable- pour une fois, l'héroïne ne m'a pas trop énervée. 
Je sors donc assez mitigée et plutôt déçue de cette lecture, il y a pourtant de bons éléments : le début était plutôt pas mal et prenant mais j'ai trouvé qu'il y avait énormément de longueurs et d'inégalités dans le rythme, certains passages étaient très rapides et prenants et d'autres me faisaient décrocher totalement et me poussaient à me plonger dans une autre lecture. Je suis un peu frustrée, parce que le style de l'auteure est bon, et j'aurais vraiment aimé que ce livre me plaise, mais j'ignore encore si je me plongerai dans la suite parce que je ne me soucie pas des personnages et je ne crois pas envie de savoir ce qu'il va advenir d'eux... Ce qui est assez problématique en soit quand on se plonge dans un livre. À voir donc plus tard, lors de la sortie du tome 2 si le résumé me tente. 


lundi 26 octobre 2015

Le Remède Mortel (L'épreuve, #3) - James Dashner

Chez Pocket Jeunesse, juin 2014.
383 pages, 18€50.
Lien Amazon
Lien Goodreads
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Thomas sait qu'on ne peut pas faire confiance à Wicked. Pourtant, ils prétendent que le temps des mensonges est révolu. Il leur faut désormais s'appuyer sur les Blocards, de nouveau en possession de tous leurs souvenirs, pour achever leur mission : compléter le projet de Cure...
Ce que Wicked ignore, c'est qu'il est arrivé quelque chose que ni Épreuve ni Variable ne pourrait avoir prévu : Thomas a conservé bien plus de souvenirs qu'il ne l'aurait fallu, et il sait désormais qu'il ne peut pas faire confiance à leur propagande... Les mensonges sont finis, mais la vérité pourrait bien être fatale à ceux qui s'en approchent de trop près. Y aura-t-il des survivants à la Cure Mortelle?

Mon avis :
Après avoir été voir le second volet au cinéma, et bien qu'il y ait eu énormément de changements au niveau du scénario par rapport au livre, j'avais envie de me replonger dans l'univers du Labyrinthe et de Wicked et d'enfin finir cette saga. J'avais été légèrement déçue par le second tome, que j'avais trouvé lent et qui, pour moi, apportait beaucoup plus de questions que de réponses. J'espérais donc que ce troisième et dernier tome relèverait un peu le niveau, d'autant plus que j'avais adoré le premier tome.
Ce fut un peu le cas, mais pas complètement. D'abord, je trouve que ce troisième tome est globalement une très bonne conclusion à la saga, et je ne pense pas qu'il aurait été possible de faire quelque chose de mieux. J'ai vraiment été ravie de retrouver Thomas, Newt, Minho, Teresa et les autres pour une nouvelle aventure (même si je venais de les voir au cinéma ;-) ). Thomas se souvient de bien plus de choses que prévu, et il sait bien que Wicked n'est pas aussi bon qu'ils veulent bien le prétendre. Ce troisième tome est un véritable affrontement entre Thomas et Wicked, et j'ai trouvé que malheureusement, les autres personnages, les autres blocards, passaient bien trop souvent au second plan. J'ai eu beaucoup de mal à me fier à certains personnages, comme Brenda, et d'autres m'ont manqué, comme Newt, que l'on ne voit pas beaucoup dans ce tome. Malgré tout, j'ai dévoré ce roman et je suis ravie d'avoir enfin terminé cette saga et d'avoir le fin mot de l'histoire. Certaines choses m'ont été légèrement gâchées par le second film, puisque des éléments de ce troisième tome y sont présents, et je n'avais donc plus tellement l'effet de surprise voulu lors de certains événements. 
Ce troisième tome est un enchaînement de scènes d'action et de quelques révélations, mais les deux ne sont pas proportionnelles. Beaucoup d'action, pour au final peu de révélations. J'ai trouvé qu'il y avait également certaines longueurs, certains passages n'en finissaient pas et j'avais juste envie que l'on passe à autre chose, que l'on avance. 
J'ai été déçue cependant du changement de comportement de Thomas vis à vis de Teresa, premièrement, puis de la disparition de certains personnages (qui bien sûr, étaient mes personnages favoris...). Lui qui se méfie pourtant de tout, accorde bien vite sa confiance à Brenda, et comme c'est un personnage que je n'arrivais pas du tout à cerner, cela m'a passablement énervée... Le duo Thomas/Teresa n'est plus présent, ce qui était pourtant l'un des gros points forts du premier tome. Teresa elle-même, n'apparaît que pendant quelques pages dans le roman. J'ai également trouvé que la fin était trop rapide et ne répondait pas à toutes nos interrogations concernant Wicked et le pourquoi du comment. 
Ce n'est pas une vraie déception, mais de la frustration que j'ai ressenti en fermant mon livre. Peut-être que le prequel m'aidera à y voir un peu plus clair... 

dimanche 29 mars 2015

Retour (Les 100, #3) - Kass Morgan

Lien Amazon : Retour
Lien Goodreads : Retour
Éditeur : Robert Laffont - Collection R
Prix : 17.90€

Résumé :
Le tome 3 des 100 reprend là-même où 21e jour s’est arrêté. La situation plus que critique à bord de la Colonie a déclenché la procédure d’évacuation d’urgence. Les chanceux sont parvenus à trouver une place dans l’une des quelques capsules disponibles. Tous les autres ont dû rester derrière. A terre, c’est Clarke qui mène les membres survivants des 100 à la recherche du site d’atterrissage des capsules : elle sait d’avance que ses connaissances médicales seront d’un grand secours. Mais quid de ses parents ? Ils sont sans doute vivants quelque part sur Terre… Quand pourra-t-elle se permettre de partir à leur recherche ? Bellamy reste en retrait pour une fois. Il est déchiré entre la peur du châtiment pour le crime qu’il a commis et l’espoir de pouvoir profiter de cette nouvelle vie qui s’offre à Octavia et lui. Wells, lui, souhaite de tout coeur que son père fasse partie des survivants, mais est dévasté en découvrant que le Chancelier est resté à bord de la Colonie. Malgré le chagrin causé par la mort de sa mère, Glass est aux anges de pouvoir bénéficier de cette deuxième chance et de pouvoir enfin être auprès de Luke sans devoir se cacher. Le Vice-chancelier compte également au nombre des rescapés de l’atterrissage-catastrophe et il reprend fermement les rênes du pouvoir, si bien que la vie sur Terre commence vite à ressembler à la vie à l’Isolement. Il traite les 100 comme des criminels et emprisonne Bellamy pour tentative d’homicide envers le Chancelier. Clarke va découvrir que le Vice-chancelier a même l’intention de l’exécuter, et que Luke est pressenti pour être le bourreau. L’heure de vérité a sonné pour Clarke, Glass, Bellamy et Wells : à eux de se battre pour préserver cette liberté qu’ils ont découverte sur Terre, même si pour cela ils doivent perdre tout le reste.

Mon avis :
J'ai adoré retrouver les héros de cet univers créé par Kass Morgan. Je suis également la série mais je ne mélange pas trop les deux, et c'est plutôt une bonne chose parce qu'il y a de très grosses différences.
La plus grosse différence, d'après-moi, c'est que le livre aborde beaucoup plus les sentiments des personnages et les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres, alors que la série est beaucoup plus axée science-fiction, arrivée sur la Terre, découverte de la planète, des habitants etc... C'est aussi plus politique que dans le livre. Même si on a beaucoup de scènes qui abordent également le sujet des sentiments des personnages dans la série.
Personnellement, j'ai beaucoup aimé ce tome. J'ignore s'il y aura une suite (je ne me suis pas tellement renseignée non plus...), parce que la fin pourrait très bien être une fin ouverte qui nous laisse imaginer la suite par nous-même, ou bien Kass Morgan pourrait écrire une suite (vu qu'il y a la série, ce n'est pas inenvisageable). Ce qui m'a le plus énervé dans ce livre, c'est qu'à peine débarqués sur Terre, le nouveau groupe ne pense pas à cette planète, ais à des choses futiles. Par exemple, quand Glass retrouve Wells, plutôt que de lui poser des questions sur leur installation et tout ça, elle comprend qu'il s'est trouvé une copine Née-Terre et elle le questionne là-dessus. Non, mais... Vraiment ? Tu viens de te crasher sur Terre, et c'est le premier truc que tu veux savoir ? Bon, de toute façon j'aime pas trop Glass, je la trouve stupide et franchement pas dégourdie (voilà, c'est dit). Comparée aux autres personnages féminins comme Octavia et Clarke, elle est pas franchement très maligne... 
Certaines scènes m'ont vraiment fait mal au coeur et j'ai été triste de devoir dire au revoir à un certain personnage (dont je ne mentionnerai pas le nom pour ne pas vous spoiler complètement). Les scènes suivantes étaient vraiment touchantes.
En tout cas, je l'ai lu très rapidement, Kass Morgan a su créer un univers passionnant et s'il y a une suite, je la lirai avec grand plaisir ! Tout comme je vais continuer à regarder la série. 
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